LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - Contenu
LDA Journaliste

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La téléphonie mobile est en perpétuelle évolution en Côte d’Ivoire. Il existe trois opérateurs de téléphonies mobiles à savoir : Orange, MTN et Moov. Ces entreprises du secteur de la téléphonie mobile font des chiffres extraordinaires.

Dans son rapport de novembre 2019, l’Autorité de Régulation des Télécommunications en Côte d’Ivoire (ARTCI) a relevé 36809615 abonnées en Côte d’Ivoire. Un parc abonnement maîtrisé par Orange qui totalise 15343413 soit 42% de part de marché, suivi de MTN qui comptabilise 12436296 et s’arrache ainsi 34% et enfin 24% pour MOOV dont les abonnés sont estimés à 9029906.

Ce qui est évident, c’est que ces sociétés de téléphonie mobile ont atteint ces chiffres grâce à leurs créativités plus que fertile, en proposant ainsi de façon régulière des services et produits nouveaux. Mais surtout parce qu’elles prennent très au sérieux la question de la communication. D’où l’instauration des forfaits de communication avec pour objectif, performer tout en satisfaisant la clientèle dont le nombre ne cesse d’accroître.

Cependant, bien que ces services de forfait de communication proposés par ces entreprises soient à la base initiée pour faciliter la communication aux utilisateurs, force est de constater qu’il existe des avis différents à ce sujet.

Pour Les gérants de cabines…

Les gérants de cabine sont en quelque sorte les représentants des entreprises mobiles à cause de leurs différentes prestations (transfert d’unité, achat de recharge physique et les services mobile money). si pour certains, ces forfaits proposés par les opérateurs de téléphonie mobile sont les bienvenues, Stéphane gérant de cabine à Adjamé 80 logement lui est d’un avis contraire. Pour lui, ces trois opérateurs sont devenus assez chères : « avant, avec 150fcfa sur les trois réseaux tu avais 15minuites d’appels, 15 sms sur tous les réseaux accompagnés 15 MO (Méga octet) mais aujourd’hui, avec les même 150 fcfa, tu reçois seulement 10 minutes d’appels tous réseaux et en plus les minutes finissent vite », a-t-il déploré.

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Bamba Moussa, quant à lui, dit autre chose sur les forfaits de communication. « Pour moi, les forfaits sont la bienvenue. Ils nous arrangent nous les gérants de cabine en tout cas moi personnellement surtout ceux d’Orange car avec leur forfait, je gagne plus de bénéfices alors que MTN et MOOV facturent plus dans leurs forfaits de communications », a-t-il soutenu.

Pour les abonnés lambda

Les utilisateurs lambda sont ceux qui utilisent le plus ces forfaits de communication pour différentes raisons. Mais là encore, les avis sont partagés. Pour Hylarie Atsé, étudiante vivant à Yopougon Gesco, ces forfaits sont les bienvenues et facilitent la communication en tant qu’étudiante : « ces forfaits nous arrangent car on dépense peu dans les communications mais si je devais faire un classement je placerais Orange premier », a-t-elle lancé

Didier, lui dit tout autre chose : « tous ces réseaux sont chères ils n’ont pas pitié de nous en tant qu’étudiant », a-t-il déploré également.

Une chose est sure, les forfaits de communication des téléphonies mobiles en Côte d’Ivoire sont pour certains, une aubaine pour la communication et pour d’autres un moyen d’enrichissement de ces entreprises.

Mamadou Kébé

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La 8ème édition du plus grand rendez-vous international du secteur privé africain se tiendra les 9 et 10 mars prochains à Abidjan, en Côte d’Ivoire; Alors que les débats sur le rôle du capitalisme font rage à travers le monde et que la nécessité de « faire le bien » se fait de plus en plus pressante en Afrique, 1 800 grands décideurs de l’industrie de la finance et de la politique, convergeront à Abidjan pour booster l’impact des entreprises du continent

Croissance des inégalités, émergence du risque climatique, révolutions technologiques et résurgence du protectionnisme : à l’heure où ces 4 disruptions majeures bouleversent le secteur privé mondial et présagent d’une mutation profonde du capitalisme à travers le monde, les leaders économiques et les dirigeants de grandes entreprises africaines tardent à participer au mouvement de réflexion actuel sur le « capitalisme et le bien commun ».

L’Afrique a pourtant une autre voix à faire entendre : sur le continent, plus qu’ailleurs, le secteur privé montre en effet qu’il est possible de “faire des affaires” et de “faire le bien” en même temps. Opérateurs télécoms dopant l’inclusion financière, investisseurs développant des sites solaires décentralisés, agro-industriels qui privilégient l’approvisionnement et la transformation sur place : les exemples de “business for good” se multiplient petit à petit sur le continent.

Face à cet enjeu capital pour le développement du continent, et après avoir rassemblé ses participants autour de l’impact du digital (AFRICA CEO FORUM 2018) et de la meilleure manière de réussir la Zone de Libre-Echange Continentale (AFRICA CEO FORUM 2019), cette nouvelle édition du plus grand rendez-vous du secteur privé africain mobilisera ses 1 800 participants autour du rôle sociétal des grandes entreprises.

Le secteur privé africain doit-il placer parmi ses priorités stratégiques la lutte contre la croissance des inégalités, les combats environnementaux, la création d’emplois, l’intégration des jeunes générations ? Comment concilier ces objectifs avec les enjeux de compétitivité ? Quel rôle les entreprises et leurs leaders doivent-ils jouer face aux mutations actuelles et sont-ils armés pour les affronter ? Comment faire de la lame de fond numérique un accélérateur d’impact ?

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«Convaincu du nécessaire, et possible, changement de paradigme pour les grandes entreprises à travers le monde, dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser, où les déséquilibres restent forts et où le risque environnemental grandit, la MCB est fière de s'associer à l’AFRICA CEO FORUM pour participer à la création d'une nouvelle dynamique en faveur du bien commun. En effet, la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises est aujourd'hui un enjeu majeur pour les acteurs continentaux qui sont de plus en plus évalués sur leurs actes en la matière.  Nous croyons également que c’est une formidable source d’opportunités pour le développement de l’Afrique, nécessitant une collaboration toujours plus accrue entre les partenaires publics et privés. C’est cette dynamique d’ensemble que nous voulons impulser de manière significative.», commente Alain Law Min, CEO de la MCB.

Pendant deux jours, l'AFRICA CEO FORUM 2020 fera avancer le dialogue public-privé en permettant aux leaders économiques et représentants du secteur public d'échanger sur les grands défis sectoriels et favorisera comme chaque année l'aboutissement de transactions importantes pour la croissance régionale et panafricaine du secteur privé et le développement du continent en général.

De nombreuses personnalités de premier plan ont déjà confirmé leur présence et rythmeront les débats et les rencontres

 M.J

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Les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) sont confrontés à de multiples défis : progression de la menace terroriste et du crime organisé, changement climatique, expansion démographique. Autant de facteurs qui contribuent à fragiliser la région. Face à ces défis communs, la réponse doit être à la fois politique, militaire et favoriser le développement.

La France, aux côtés de ses partenaires européens et internationaux, est pleinement engagée pour appuyer les Etats du Sahel dans leurs efforts pour relever ces défis. Une action en partenariat, à la demande des pays africains.

Dès les prémisses de la crise sécuritaire au Sahel, la France s’est fortement engagée afin de faire barrage à la menace terroriste. En 2012, des mouvements terroristes et radicaux menaçaient la sécurité et l’intégrité nationale du Mali, risquant de prendre durablement le contrôle de parties importantes de son territoire.

A la demande du gouvernement malien, la France a lancé l’opération Serval, le 11 janvier 2013, pour repousser les groupes terroristes du Nord du Mali, en appui des forces africaines et maliennes. La résolution 2085 du Conseil de sécurité du 20 décembre 2012, a rappelé la nécessité que les Etats membres de l’ONU, tels que la France, puissent appuyer le Mali dans ses efforts pour rétablir la paix et la sécurité.

Face à la permanence et la diffusion de la présence de groupes terroristes sur l’ensemble de la zone, l’opération Barkhane a succédé à Serval le 1er août 2014. Son objectif était d’apporter plus largement le soutien des forces françaises aux Etats membres du G5 Sahel dans leur lutte contre le terrorisme.

Dans ce cadre, les forces françaises travaillent étroitement avec les armées sahéliennes. Dès 2020, les forces spéciales françaises, aux côtés des forces spéciales de partenaires européens, seront déployées au Mali, sous le commandement de l’opération Barkhane, dans le cadre d’une unité conjointe baptisée Task Force Takuba, afin d’accompagner les forces armées maliennes.

La France est engagée au Sahel, comme d’autres partenaires internationaux, afin d’éviter que cette zone ne devienne un foyer d’instabilité, en raison de la progression des groupes terroristes et des différents trafics (trafics de drogues et d’armes, traite des êtres humains et trafic illicite de migrants notamment), qui pourraient aussi menacer sa sécurité.

 

L’appui militaire de la France au Sahel

4 500 militaires français déployés
75 coopérants appuyant la réforme des systèmes de sécurité
8 700 soldats africains formés
120 opérations de combat en 2018
14 M€ de dons en matériels

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La force Barkhane intervient dans une logique de partenariat avec les armées des pays de la bande sahélo-saharienne, afin que les États qui la composent acquièrent la capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome. Elle agit avec :

La Force conjointe du G5 Sahel

Le G5 Sahel est un cadre de coopération intergouvernemental créé le 16 février 2014 sous l’impulsion de la présidence mauritanienne de l’Union africaine. Basée à Nouakchott en Mauritanie, l’organisation du G5 Sahel entend à la fois lutter contre l’insécurité et mener des actions de développement pour désenclaver la zone.

Le 2 juillet 2017, les cinq chefs d’États du G5 Sahel ont officialisé à Bamako le lancement d’une force conjointe transfrontalière pour mutualiser leurs efforts dans la lutte contre les menaces sécuritaires au Sahel. Cette force militaire conjointe a été actée par la résolution 2359 du Conseil de sécurité de l’ONU (21 juin 2017), portée par la France. Endossée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS/UA), la Force conjointe a pour mission de lutter contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains dans l’espace du G5 Sahel. Sa première opération a eu lieu en novembre 2017 avec les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La Force conjointe doit rassembler, en pleine capacité opérationnelle, 5 000 hommes (7 bataillons répartis sur trois fuseaux Ouest, Centre et Est). Elle intervient sur une bande de 50 km de part et d’autre des frontières communes. La Force a déjà réalisé avec succès dix-sept opérations conjointes.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma)

Le mandat de la Minusma est de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger, de protéger les civils et d’appuyer les efforts des autorités maliennes pour stabiliser leur pays. Dotée de 15 162 personnels civils et militaires, la MINUSMA est une composante essentielle du dispositif international au Mali, en particulier au Nord et au Centre du pays. L’articulation de cette mission onusienne avec la Force conjointe est cadrée par la résolution 2391 (8 décembre 2017) qui prévoit un soutien opérationnel et logistique de la seconde à la première.

Les missions européennes : EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger

EUTM Mali est une mission de formation de l’UE au Mali. Elle conseille et forme les forces armées maliennes depuis 2013 afin qu’elles redeviennent capables de mener des opérations pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali, améliorer le contrôle des frontières en coopération avec leurs partenaires du G5 Sahel et ainsi réduire la menace terroriste.

EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger sont des missions civiles qui assistent les forces de sécurité intérieures de ces pays à travers des formations, du conseil stratégique et de la fourniture d’équipements.

Une action coordonnée entre diplomatie, défense et développement

La menace terroriste ne peut être séparée des défis économiques, éducatifs, sanitaires et institutionnels auxquels la région est confrontée. C’est pourquoi, en complément du soutien immédiat apporté aux forces armées locales, il est important de faciliter une dynamique de paix et de reconstruction durable sur des fondements solides. Cette conviction est au cœur de l’approche « 3D » développée conjointement par les acteurs de la défense, de la diplomatie et du développement.

L’action diplomatique

La diplomatie française, présente dans les 5 pays sahéliens et auprès des organisations internationales, mène, grâce à son réseau d’ambassades, une action déterminée de plaidoyer auprès de ses partenaires (Etats, UE, ONU) pour un appui matériel et humain dans la région. La conférence du 13 décembre 2017 pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel a ainsi mobilisé les principaux acteurs internationaux au Sahel tandis que celle de Bruxelles du 23 février 2018 a rassemblé 414 M€ de fonds internationaux au profit de la Force conjointe du G5 Sahel.

Au sein de l’UE, la France a appuyé la création des missions civiles EUCAP Sahel-Mali, EUCAP Sahel-Niger ainsi que de la mission de formation EUTM-Mali. Au Conseil de Sécurité des Nations unies, la France a apporté son soutien politique à la création et au déploiement de la MINUSMA.

La diplomatie œuvre en faveur de la paix également sur le terrain, en accompagnant le dialogue de toutes les parties (gouvernement maliens et groupes signataires) autour de l’application des accords de paix d’Alger (2015). Il s’agit de trouver une issue politique et de développement pour une solution durable au Mali.

À travers son Centre de crise et de soutien (CDCS), le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) finance aussi une douzaine de projets de stabilisation, qui vont du déminage au soutien aux institutions et à la gouvernance locale par la formation des cadres, en passant par le soutien aux médias ou la promotion de la citoyenneté.

L’appui au développement

La réponse sécuritaire, si elle n’est pas couplée avec une approche de développement, ne parviendra pas à faire face à des crises qui trouvent leur origine dans des défis structurels.

L’Agence Française de Développement et d’autres opérateurs français accompagnent des projets de court, moyen et long terme pour favoriser l’accès des populations aux services de base (eau, énergie, éducation, santé) et créer les conditions de leur autonomisation grâce à la formation et l’emploi.


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Dans le cadre de l’Alliance Sahel, la France s’engage aux côtés des autres grands bailleurs du développement. Ce partenariat a été lancé par la France, l’Allemagne et l’Union européenne et a reçu le soutien de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale et du Programme des nations Unies pour le développement. L’Alliance Sahel regroupe les principaux bailleurs actifs dans la région autour du double objectif d’améliorer la coordination et l’efficacité de l’aide, dans une logique combinant urgence, stabilisation et développement.

En termes de moyens, le portefeuille de l’Alliance compte désormais plus de 800 projets labellisés, en cours ou en instruction, pour un montant total de 11.6 milliards d’euros à mettre en œuvre. Les membres de l’Alliance ont par ailleurs investi près de 1.9 milliards d’euros dans les pays du G5 Sahel en 2018.

Les domaines d’actions prioritaires de l’Alliance sont la jeunesse, l’agriculture, l’accès à l’énergie, les services de base aux populations et la gouvernance.

Renforcer l’engagement européen et mieux coordonner la lutte contre le terrorisme

Outre leur participation aux missions européennes au Sahel, de nombreux États européens volontaires (Espagne, Grande-Bretagne, Estonie, Allemagne…) contribuent également à la lutte contre le terrorisme au sein de l’opération Barkhane.

La France plaide en faveur d’un rehaussement du niveau d’ambition de l’Union européenne dans ses relations avec l’Afrique dans la perspective du prochain Sommet entre l’UE et l’Union africaine en 2020.

Le Partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S), porté par la France et l’Allemagne et présenté lors du sommet du G7 à Biarritz, a pour ambition d’appuyer les efforts de redéploiement des services de l’Etat et des administrations, notamment des forces de sécurité intérieure et de renforcer la chaine pénal des pays sahéliens. Il ambitionne également de renforcer la coordination des principaux partenaires des pays de la région. .

Le P3S se concentrera dans un premier temps sur les pays du G5 Sahel et les dispositifs transfrontaliers existants (Force conjointe du G5 Sahel, Initiative d’Accra). Enfin, le partenariat de Dinard, annoncé par la France en avril 2019, a vocation à lutter contre les trafics au Sahel, en pleine complémentarité avec le P3S.

« Combattre le terrorisme à l’intérieur du seul G5 Sahel ne suffit plus. Et pour empêcher la diffusion de la menace il convient désormais d’étendre l’effort aux pays voisins du Sahel et de renforcer la coordination régionale. (…) Les pays du Sahel, leurs voisins, leurs partenaires internationaux doivent travailler ensemble dans un esprit de responsabilité partagée pour répondre à la menace et pour répondre aux demandes des populations. Et la première d’entre elles, c’est le retour de la sécurité et de la justice. », disait Jean-Yves Le Drian le 25 septembre 2019 à la 74ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

M.J

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Koné Fantégué, Président de la Fiatm3p, dans cet entretien dévoile son plan d’action de 2020. Non sans oublier de se prononcer sur la situation socioprofessionnelle « alarmante » des accidentés de travail et malades professionnels de Côte d’Ivoire. Entretien.

Pouvez- vous nous présenter votre structure et ses objectifs ?

Je suis Koné Fantégué, Président de la FIATM3P (Fédération Ivoirienne des Accidentés de Travail et Malades Professionnels pour la Prévention et le Progrès). La FIATM3P a été créée le 11 décembre 2013. Elle regroupe quatre associations dont l’ANATCI (Association Nationale des Accidentés du Travail de Côte d'Ivoire), UNATCI (Union Nationale des Accidentés du Travail de Côte d'Ivoire) ONAFIPACI (Organisation Nationale pour le Financement des Projets des Accidentés du Travail de Côte d'Ivoire) et UMITRACI (Union des Mutilés et Invalides Travailleurs de Côte d’Ivoire). Nos objectifs sont axés sur le bien-être et le droit des accidentés de Côte d’ivoire. La fiatm3p est une fédération qui est affiliée à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) qui gère normalement les accidentés du travail et malades professionnels de Côte d’Ivoire.

Comment l’Ips CNPS gère-t-elle les accidentés de travail et malades professionnels ?

Quand vous êtes accidenté de travail, la cnps vous attribue un taux de IPP (Taux d’Incapacité Partiel) et calcule une rente en fonction de votre IPP. Et c’est cette rente que perçoit l’accidenté comme droit tout le long de sa vie. Cette rente peut être mensuelle, trimestrielle ou encore annuelle. En plus de cette rente, l’accidenté perçoit également des soins médicaux qu’on appelle soins d’entretien mensuel. Ces soins d’entretien consistent pour le malade de se rendre chaque mois chez le médecin conseil pour que celui-ci s’imprègne de l’évolution de son mal. Mais, au niveau de la réinsertion socioprofessionnelle, beaucoup reste à faire car la cnps s’est dérobée de cette mission.

Quelle est la situation globale des accidentés de travail et malades professionnels de Côte d’ivoire ?

La situation des accidentés de travail de Côte d’ivoire est alarmante, dans la mesure où pour avoir un seul bon de médicament, est un véritable parcours du combattant. Le système d’automatisation mis en place par la direction générale de la cnps est approuvé par les accidentés du travail, croyant que ce système allait leur faciliter l’accès aux soins rapidement et facilement, s’est transformé en un système lourd. Vu toutes les démarches, l’accidenté peut mettre une ou deux semaines. Cela est déplorable dans la mesure où on parle d’automatisation. La situation des accidentés est encore plus alarmante dans le domaine de la réinsertion socioprofessionnelle que la fiatm3p cherche à parfaire avec la réalisation d’un projet de sept hectares de manioc à Petit Yapo à Agboville et treize hectars de bananes à Arrah.

Pouvons-nous avoir une estimation du nombre des accidentés de travail en Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire, aujourd’hui regorge plus de 40 et 50 000 accidentés de travail en Côte d’Ivoire. Car de nouveaux cas sont présentés chaque jour.

Quels sont vos rapports aujourd’hui avec votre Ministère de tutelle ?

Nous avons des rapports cordiaux avec le ministère de tutelle. Dans la mesure où quand nous envoyons un courrier au ministère, il réagit positivement. La preuve, cette année, la fédération a eu son agrément d’exercice officiel, inscrit dans le journal officiel de la république de Côte d’ivoire. Et avec cet agrément, le ministère nous octroie désormais la subvention de l’Etat de Côte de d’Ivoire. Nous avons donc de bons rapports avec la tutelle qui joue bien son rôle.

Quel est le bilan de deux ans d’exercice en arrière de votre fédération ?

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Quand j’ai été élu, j’ai trouvé une fédération dans une situation alarmante sans siège, les membres dispersés. Une fédération dans laquelle régnait des conflits internes. Et quand j’ai été élu, ma priorité était la construction d’un siège pour la fédération. Elle a donc franchi un palier sur ce plan. J’ai eu aussi pour souhait, l’autonomisation de la fédération qui allait nous permettre de ne pas toujours attendre la cnps lorsque nous avons des besoins urgents. Et c’est ainsi que j’ai instauré la nouvelle carte de membre pour un montant de 2500fcfa et nombreux sont les accidentés qui ont leurs cartes. En plus de cela, j’ai initié une cotisation mensuelle pour chaque membre du bureau exécutif d’un montant de 10.000fcfa. Nous avons aussi initié des cotisations exceptionnelles pour la réalisation de nos différents projets. Beaucoup a été fait sur le plan structurel. Nous avons aussi mis en place un site internet officiel de la fédération qui est www.fiatm3p.org qui est accessible à tous.

Quels sont vos objectifs cette année pour les accidentés et malades professionnels de Côte d’Ivoire ?

L’année 2019 s’est bien terminée pour la fédération. Parce qu’elle a eu son agrément inscrit au journal officiel de la république de Côte d’Ivoire. C’est déjà un grand pas. Car l’agrément nous donne l’autorisation de faire de la prévention, à recenser les accidentés de travail dans tout le pays, à rentrer dans des partenariats de création d’officines et d’hôpitaux. L’agrément vient donner une force prépondérante à la fédération. Et cette année 2020, la fédération va travailler de façon professionnelle et avant cela, je souhaiterais que la fédération ait des formations en prévention. La prévention, nos membres ne la maitrisent pas. Et comme nous voulons faire de la prévention, nous devons être formés dans ce sens. C’est déjà une première étape dans le programme d’activité de 2020 qui est une priorité. Et cela débouchera sur les autres étapes. Nous avons également quelques activités ordinaires que nous comptons faire. Notamment, des dons aux orphelins, à la pouponnière. Et cette année, nous avons décidé de tout mettre en œuvre pour faire deux petits forages dans notre projet d’Arrah, même si la cnps ne s’est pas encore investie. Ces forages pour alimenter les champs en eau. De sort que dans les mois d’avril et mai, nous puissions avoir des ressources conséquentes pour parfaire notre programme d’activité. Et il faut dire que 2020 est l’année de la sensibilisation pour les accidentés de travail de Côte d’Ivoire sur toute l’étendue du territoire nationale. Nous allons organiser une tournée dans ce sens qui nous permettra de visiter plusieurs villes du pays, juste pour galvaniser les accidentés de travail de Côte d’ivoire. Nous comptons également participer à une émission télé au profit de la fédération pour présenter la fédération aux ivoiriens qui ne connaissent pas notre existence. La sensibilisation va débuter à Abidjan. Notamment, au Port Autonome d’Abidjan, dans les zones industrielles de Yopougon et Koumassi, également à la SOTRA. La sensibilisation occupe cette année une grande place dans notre programme d’activité.

Quels sont vos vœux pour 2020 ?

Les accidentés de travail de Côte d’Ivoire, peuvent compter sur la fédération. C’est pourquoi, au nom de la fiatm3p, je tiens à présenter mes vœux de succès, de santé, de prospérité, de longévité à tous les accidentés de travail de Côte d’ivoire. Que 2020 soit l’année d’explosion positive de la fédération pour que les accidentés de travail bénéficient des retombés de toutes les activités que nous allons entreprendre en cette année 2020.

Merci

Interview réalisée par Mohamed Compaoré

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Le Groupe NSIA, leader du secteur bancassurance en Afrique de l’Ouest et Centrale, célèbre cette année son 25ème anniversaire et aborde 2020 avec confiance et de nouvelles perspectives.

Fondée en 1995, la Nouvelle Société Interafricaine d’assurance – renommée NSIA – a connu une formidable ascension durant ces dernières décennies. D’une société familiale de 10 salariés, au capital de 300 millions de FCFA et opérant dans le secteur de l’assurance en Côte d’Ivoire, le Groupe NSIA est devenu aujourd’hui un acteur majeur de la bancassurance comptant 2 800 collaborateurs répartis dans 12 pays.

La croissance progressive et continue de NSIA a été portée par des acquisitions stratégiques d’abord en Côte d’Ivoire puis dans la sous-région. Assurances Générales de France (AGF), Banque internationale d’Afrique de l’Ouest (BIAO) et plus récemment Diamond Bank comptent parmi les opérations les plus notables. « Je suis heureux et fier de ce qu’est devenu le groupe NSIA, aujourd’hui leader du secteur Banque et Assurances. Je remercie nos clients et investisseurs qui nous ont accompagnés et nous font confiance jusqu’à ce jour. NSIA est également le fruit de l’implication de chacun des collaborateurs que je tiens aussi à saluer », s’est exprimé Jean Kacou DIAGOU, Président du Groupe NSIA.

Engagé dans une stratégie de conquête, le Groupe ambitionne d’intégrer le top 5 dans chacun de ses métiers, dans chacun de ses pays d’implantation. Cette stratégie s’articule autour de l’innovation et de la croissance interne.

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« L’offre bancaire NSIA est aujourd’hui bien établie en Côte d’Ivoire. La prochaine étape pour NSIA Banque sera de renforcer ses positions dans les 5 pays de présence et d’étendre son implantation dans les pays couverts par l’offre assurances. Nous entendons participer activement à la bancarisation des populations d’Afrique Occidentale et Centrale, fer de lance de l’inclusion financière », déclare Janine Kacou DIAGOU, Directeur Général du Groupe NSIA.

« Le pôle Assurances du Groupe entend répondre aux grands enjeux de transformation de la société africaine. Sur le marché des particuliers, l’émergence de la classe moyenne nécessitera d’accompagner les besoins des populations en matière de protection et de prévoyance tout en apportant des solutions innovantes. La digitalisation de nos offres représente un formidable relai de croissance », explique Dominique DIAGOU-EHILÉ, Directeur Général du pôle Assurances du Groupe NSIA.

Le Groupe NSIA entend jouer un rôle majeur dans le développement de l’économie africaine et apporter des réponses durables aux enjeux socio-économiques de la prochaine décennie.

Le Groupe NSIA est un Groupe de services financiers qui intègre des produits et services bancaires et d’assurances.

M.J

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Doumbia Adama, Maire de la commune de Touba, était le vendredi 10 janvier 2020, l’invité du « Grand Oral 2 », animé par l’organisation des journalistes et communicateurs du Bafing (OJCB).

Au cours de cette communication publique en présence des populations, il a dressé le bilan de sa gestion pour sa première année à la tête de l’équipe municipale.

En termes d’infrastructures et des équipements, on notera, la construction d’une école primaire de 3 classes équipées en tables-bancs pour un montant de 16 millions ; l’équipement des bureaux et services de la mairie en mobiliers, outils informatiques, split, photocopieurs d’un coût total de 11 millions 846 cfa.

La construction d’un second rond-point qui a coûté 10 millions fcfa en plus de la réhabilitation de l’ancien, sont les autres investissements de ce chapitre. En outre, il a indiqué que des aides sociales et appuis divers, ont été octroyés aux indigents, handicapés, religieux, personnes du 3e âge, des bourses d’études, le soutien à l’entrepreneuriat jeune et à l’autonomisation des femmes. Le tout d’une valeur de 7,5 millions fcfa.

Le Maire Doumbia Adama, s’est particulièrement félicité de la hausse des recettes propres de la commune de Touba grâce à l’instauration depuis sa prise de fonction, de la collecte électronique des taxes et du payement des timbres municipaux.

A l’en croire en 9 mois, les recettes municipales s’élèvent à 31 millions 4700 fcfa ; soit en moyenne 3,5 millions par mois contre 2 millions l’année précédente pour la même durée. « Nous n’avons pas eu tort d’opter pour la solution digitale dans le recouvrement de nos recettes », a-t-il dit. Mieux selon lui, cette innovation, permet de constituer une base de données statistique fiables relatives aux actes délivrés par les services de l’état civil.

 

Les contours du nouveau visage de Touba

Pour les années à venir des grands travaux sont déjà entamés pour donner fière allure à la ville de Touba. Il s’agit de la construction d’un stade omnisport d’une valeur de 100 millions, d’un abattoir dont les financements sont disponibles, la réhabilitation de la salle des mariages avec toutes les commodités à laquelle, 28millions du budget sont alloués, l’extension du foyer des jeunes, l’hôtel de ville en construction.

La plupart de ces édifices au dire de Doumbia Adama, seront livrés au premier trimestre de l’année 2020.

Hamza De Bamba (Correspondant Régional)

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La 21ème édition de la Nuit des Ebony aura bel et bien lieu. Cette annonce a été faite ce jour à la maison de la presse d’Abidjan (MPA) par Jean- Claude Coulibaly, président de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).

«Désormais, il n y a plus d’obstacles pour l’organisation des Ebony2019, Ebony aura bel et bien lieu le 18 janvier 2020 », a indiqué le président, Jean Claude Coulbaly 

Cette rencontre avec la presse était l’occasion de rassurer les partenaires qui accompagnent l’union dans cette soirée de prestige de récompense des meilleurs journalistes de Côte d’Ivoire.

Pour ce qui est des innovations cette année, le président a fait une annonce de taille. « Le Super Ebony aura droit à une voiture et un terrain avec ACD. Il y aura des prix intermédiaires tels que des ordinateurs et des chèques ». a-t-il fait savoir..

Le président a également rassuré ses confrères que : « tous les journalistes invités seront totalement pris en charge à condition d’être inscrits en ligne ». Il a précisé par ailleurs qu’à ce jour, seulement 258 personnes se sont inscrites sur 450 participants attendus.

Pour éviter des imperfections dans l’organisation, Il exhorte les uns et les autres à s’inscrire jusqu’au jeudi 16 janvier 2020. Car dira t-il : « c’est sur la base des inscriptions que les cartes d’invitation seront distribuées».

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« Je  ne voudrais pas que les uns et les autres pensent qu’il y a du favoritisme dans la distribution des cartes (…) pour éviter qu’il y ait du désordre», a précisé M. Coulibaly

Pour les innovations, en plus de la cérémonie de distinction le samedi, les journalistes feront une visite guidée le dimanche dans la forêt classée de Tené située à 17 km de la sous-préfecture d’Oumé, où il y aura un déjeuner champêtre.

Concernant le volet festif, plusieurs artistes sont attendus. A savoir Josey, Kerozen Dj et l’orchestre Kitoko. La cérémonie sera animée par Yves Zogbo Junior.

A noter que cette nuit des Ebony qui était prévue le 21 Décembre 2019 avait été reportée à cause de la visite d’Etat du président français, Emmanuel Macron à Abidjan du 20 au 22 décembre.2019.

M.C

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Orange a inauguré officiellement  le siège opérationnel d’Orange Middle East and Africa au Maroc en présence de Stéphane Richard, Président-Directeur Général d’Orange, Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Middle East and Africa, les membres du Comex d’Orange et les officiels du pays.

Situé dans la Tour Casablanca Finance City (CFC) en plein cœur de Casablanca, le bâtiment répond aux normes les plus récentes avec la certification internationale “LEED Gold” du World Green Building Council. Disposant de 900 m2 sur deux étages, le siège d’Orange Middle East and Africa est à la pointe de la technologie, avec des salles de visioconférence et de téléprésence pour rester connecté avec les autres pays de la zone, ainsi qu’un « Social Hub » pour superviser et suivre en temps réel l’activité digitale d’Orange et du secteur dans la zone Afrique et Moyen-Orient.

« Je suis très fier d’inaugurer aux côtés de Stephane Richard et en présence de tous les membres du Comité exécutif du Groupe Orange, ce nouveau siège à Casablanca. Symboliquement, c’est un message très fort, un tournant dans l’histoire du Groupe qui vient confirmer notre volonté de nous rapprocher de nos clients et de faire d’Orange MEA l’opérateur multiservices préféré des populations en Afrique et au Moyen-Orient » se félicite Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Middle East and Africa.

« Orange est l’un des rares groupes internationaux à avoir fait le choix stratégique, il y a plus de 20 ans, de se développer en Afrique et au Moyen-Orient. Nous avons toujours été convaincus du potentiel immense de cette région. A bien des égards elle peut être considérée comme un modèle de transformation digitale ; l’exemple du mobile money en est assez emblématique. Une des clés de la réussite des nouveaux services est de les penser depuis l’Afrique pour s’adapter aux spécificités locales et répondre au mieux aux besoins des clients. C’est pour cela que nous avons souhaité organiser le pilotage de nos activités en Afrique et au Moyen-Orient directement depuis le continent africain. » ajoute Stéphane Richard, Président-Directeur Général d’Orange.

Avec une croissance moyenne annuelle de 6%, Orange MEA affiche une solidité de son modèle économique et financier, devenant ainsi la 1ère zone de croissance du Groupe Orange. Dès 2015, Orange a fait le choix d’accroître l’autonomie de sa filiale Orange MEA, afin de valoriser les activités sur la zone.

Alioune Ndiaye, nommé à la direction générale de la filiale depuis Mai 2018, œuvre à un ancrage local fort, indispensable pour apporter des réponses pertinentes aux besoins des populations africaines. Ainsi, il a procédé à une série de nominations de cadres dirigeants en provenance de pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Dans tous les pays où l’entreprise est présente, les 18 000 collaborateurs contribuent au développement économique et social. Orange est porteur de croissance tant par ses activités d’opérateur que par ses actions sociales et environnementales. Son activité contribue de manière significative au PIB des pays où il opère : 8% au Cameroun, 8,2% en Guinée, 11% en Côte d’Ivoire et 11,2% au Sénégal1.

Orange investit chaque année 1 milliard d’euros en Afrique et au Moyen-Orient afin de continuer à améliorer la connectivité et la performance de ses réseaux.

M.J

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Par un arrêté, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont mis à jour la liste des États et territoires non coopératifs en matière fiscale établie par la France afin de garantir l’application effective par ses partenaires de leurs engagements pris en matière de coopération fiscale dans le respect des principes internationaux.

 

Par un arrêté, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont mis à jour la liste des États et territoires non coopératifs en matière fiscale établie par la France afin de garantir l’application effective par ses partenaires de leurs engagements pris en matière de coopération fiscale dans le respect des principes internationaux.

Suite à la signature par le Botswana d’un avenant à la convention fiscale bilatérale permettant l’échange de renseignements fiscaux, le pays ne figure plus sur la liste, il n’est donc plus considéré comme un État non coopératif.

La mise à jour de la liste des États et territoires non coopératifs (ETNC) s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement français afin de renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

Pour rappel, le Botswana était inscrit depuis 2012 sur la liste des ETNC de la République française, au motif qu’il n’existait pas, au niveau bilatéral, d’instrument d’échange de renseignements fiscaux au standard international.

Le Botswana a signé le 27 juillet 2017 un avenant à la convention fiscale bilatérale du 15 avril 1999 permettant l’échange de renseignements selon les derniers standards de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Cet avenant a permis l’actualisation et la mise aux standards du système bilatéral d’échange de renseignements fiscaux qui comprend désormais l’ensemble des stipulations recommandées par le modèle de convention fiscale de l’OCDE.

Ce dernier a été ratifié par le Botswana et est en cours d’examen par le Parlement français.

Le Botswana ayant ratifié l’avenant par une mesure de faveur, il a été décidé de retirer le Botswana de la liste française des ETNC en anticipation de la ratification du texte de l’avenant par le parlement français.

L’ambassade de France au Botswana salue les efforts du gouvernement et se réjouit de cette excellente nouvelle qui va permettre de développer encore davantage le partenariat stratégique existant entre nos deux pays, en particulier dans le domaine économique et financier.

M.J

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Aminata Sanou, Directrice artistique  de la compagnie artistique "Cie Aminata Sanou".  De passage à Abidjan, elle s'est entretenue avec La Diplomatique d'Abidjan (LDA) sur son prochain festival dénommé  "Festival Tamadi'Arts" qui se tiendra du 18 au 24 Mai à Carvin (France).

LDA: Qui est Aminata Sanou, son parcours artistique ?

AS: Aminta Sanou est danseuse , chorégraphe, organisatrice de festival. Je suis née au Burkina-Faso, Précisément à Bobo Dioulasso. Et je suis installée en France depuis un bon moment. Mon parcours artistique commence depuis toute petite parce que, mes parents maternels sont des griots. Et du côté des parents paternels, nous sommes des forgerons. J'ai donc été bercé dans l'art et c'est venu naturellement. Et après, j'en ai fait mon métier.

LDA: D'où vous vient l'idée du “Festival Tamadi’Arts” ?

AS: L'idée du festival vient du fait que j'ai toujours voulu faire un festival. Donc toutes les formations que j'ai faites au plan artistique, je les ai faites avec mon grand-frère..Aguibou Bougobali Sanou. Lui-même chorégraphe. Du coup, je travaillais avec lui dans sa compagnie au Burkina-Faso, la “compagnie Tamadia”. Et lorsque je suis allée vivre en France, j'ai fait la “compagnie Tamadia international”. J'avais donc un projet de festival du nom de “Tamadia Bobo”, j'ai donc concrétisé ce projet arrivée en France.

LDA: Pouvez-vous nous dire la particularité de ce festival?

AS: Le “Festival Tamadi’Arts” est un festival pluridisciplinaire qui valorise les arts africains dans toute sa splendeur. Nous avons un salon artisanal afro ethnik, une formation professionnelle en danse contemporaine et en scénographie. Nous faisons aussi des défilés de mode, des concerts et des spectacles dans les lieux non conventionels. C'est ce qui fait la particularité du festival.

LDA: Quel thème sera abordé cette année. Et pourqoui avoir choisi ce thème ?

AS: Le thème de cette année est : “cassons la barrière physique et mentale, une volonté de se rencontrer”. Ce thème parceque les gens sont de plus en plus chez eux. Ils ne sortent plus, chacun reste devant la télé ou sur son téléphone. ils ne se courtoient plus, ils ne se rencontrent plus. L'idée du festival, c'est amené les gens à se cotoyer.

 LDA: Quels sont vos défis pour la 9e édition ?

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AS: Je vois la 9e édition de ce festival très grande. Et il s'annonce bien. Parce que la programmation qu'on a faite en dit long.. Parce que nous recevons Tiken Jah Fakoly. Donc du coup, neuf ans n'est pas neuf jours. Je veux que ce soit quelque chose qui va battre tous les records.

LDA: Quel bilan faites-vous de la 8ème édition ?

AS: La 8e édition s'est très bien passée. Nous avons eu une très belle programmation. En un mot, un bilan assez satisfaisant. Mais je pense que nous pouvons mieux faire.

LDA: En tant que directrice de ce festival, quel est votre point de vue sur le niveau de la danse contemporaine africaine dans son ensemble en Europe ?

AS: La danse contemporaine est un milieu assez vaste. Et tout le monde se connaît. Quand on commence à tourner et que ça marche, on est connu. Mais de nos jours, ce ne sont pas que les africains qui enseignent la danse africaine en Europe. Il y a beaucoup d'européens qui enseignent très bien cette danse.

Interview réalisée par Mohamed Compaoré

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