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La traite des personnes, troisième crime le plus rentable au monde Spécial

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"La traite des personnes est le troisième crime le plus rentable au monde après le trafic de drogues et d’armes", a révélé, mercredi, à Abidjan, le représentant résident de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), Pierre Lapaque, lors de l’atelier de lancement du projet "promotion de la sécurité humaine et la stabilité en Afrique de l’Ouest à travers le renforcement de capacités en matière de traite des personnes en Côte d’Ivoire et au Liberia".

"Les estimations révélées font état d’un crime qui a fait 25 millions de victimes à travers le monde, et génère près de 32 milliards de dollars de revenus illicites par an", a justifié M. Lapaque en présence de la ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant , Anne Désirée Ouloto, devant l’ambassadeur du Japon, Kawamura Hiroshi, et des représentants de structures étatiques ,internationales et des organisations de la société civile.

 

Selon le rapport mondial de l’ONUDC sur la traite des personnes en 2014, en Afrique et au Moyen Orient, l’exploitation sexuelle représente 53%, le travail forcé 37% et les autres formes d’exploitations comme la mendicité forcée des enfants ou l’enrôlement des enfants soldats, 10%. Ce rapport révèle qu’au moins 152 pays d’origine et 124 pays de destination sont affectés par la traite des personnes, et qu’il ya plus de 510 flux de traite identifiées à travers le monde.

 

C’est fort de ce constat que l’ONUDC en partenariat avec le ministère de la Solidarité a initié le projet portant sur la promotion de la sécurité humaine en vue d’appuyer les initiatives du gouvernement ivoirien à renforcer le dispositif national de lutte contre la traite des personnes.

 

Financé à hauteur de 185 millions de FCFA par le gouvernement japonais pour la période d’avril 2015 à mars 2016, ce projet permettra de renforcer les capacités et aussi de fournir aux policiers, gendarmes, douaniers et agents des eaux et forêt des outils et équipements spécialisés, afin d’accroître la détection et l’identification de victimes de traite de personnes au niveau des frontières.

 

Il   va aussi appuyer le comité national de lutte contre la traite des personnes dont le rôle est de coordonner toutes les actions de lutte contre ce phénomène dans le pays.

 

Depuis 2011, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans la lutte contre la traite des personnes à travers plusieurs initiatives qui se traduisent notamment par l’adoption et la mise en œuvre du plan d’action national (2012-2014) visant à lutter contre les pires formes de travail des enfants, ainsi que la création en novembre 2014 du comité national de lutte contre la traite des personnes.

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