Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Réalisée par le talentueux créateur d’INVISIBLES, Alex Ogou, CACAO est tout d’abord la première grande saga africaine francophone premium, une fiction en douze épisodes d’un genre nouveau pour ¢ANAL+ en Afrique qui fait le pari d’en renouveler les codes et d’en proposer une vision singulière.

Épopée familiale contemporaine, CACAO raconte sur fond de thriller, la rivalité de deux familles, les Desva et les Ahitey, qui mènent une guerre sans merci autour du cacao, véritable or brun de l’Afrique de l’Ouest. Le tout sur fond de décors naturels incroyables de la Boucle du Cacao en Côte d’Ivoire, au cœur d’une forêt primaire fascinante, près du village imaginaire de Caodji, théâtre de toutes les luttes pour récolter la précieuse fève de cacao.

Ce décor méritait le plus beau des castings africains : plus de 70 comédiens ont été réunis pour l’habiter, dont 18 personnages principaux, tous singulièrement charismatiques, ambivalents, et attachants.

Si CACAO s’annonce comme une série événement sur Canal+ dont on va beaucoup entendre parler sur le continent africain, c’est grâce à la fusion d’expertise, de talents et de passions autour de CACAO. Écologie, action, familles, secrets, révélations, vengeances, romances.

A noter que c’est  une série de Canal+ ORIGINAL de 12 épisodes de 50 minutes Réalisée par Alex Ogou. D’après une idée originale de Yolande Bogui Scénarios de Sonia Zain, Fidèle Kofi, Anne Bakoro, Raymond N’Goh. Une production TANKA STUDIO et UNDERSCAN, avec la participation de Canal+ INTERNATIONAL.

m.c

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Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé, mercredi 3 juin à Abidjan, un prêt de 180 millions d’euros en faveur de la Tunisie pour financer le programme d’appui à la réponse au Covid-19 par l’inclusion sociale et l’emploi (PARISE).

Le PARISE a pour objectif immédiat de renforcer la réponse sanitaire du pays et d’atténuer les impacts socio-économiques de la crise sur les populations les plus vulnérables, en particulier pour les femmes et les jeunes. Le programme entend également soutenir la relance rapide de l’économie par la préservation de l’emploi et la promotion de l’inclusion sociale.

« Face à cette crise d’une ampleur inédite, nous sommes totalement mobilisés pour soutenir la Tunisie », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque pour l’Afrique du Nord. « Protéger les populations, renforcer la résilience des systèmes de santé et de protection sociale, préserver les emplois et accélérer la relance économique par des investissements stratégiques sont nos priorités. »

Le programme appuiera, d’une part, les mesures prises pour aider à contenir la propagation du virus, à renforcer la résilience du système de santé et à élargir la couverture sociale aux populations les plus vulnérables. Il contribuera à renforcer le dépistage précoce à travers l’utilisation de tests rapides au profit de 450 000 personnes et il étendra la couverture sociale pour plus de deux millions de personnes, tout en protégeant 140 000 retraités aux faibles revenus.

D’autre part, le PARISE a pour objectif de préserver les emplois fragilisés par la crise et de renforcer la dynamique d’inclusion sociale. Durant la période de confinement, une allocation exceptionnelle est accordée à 623 000 familles à revenu limité, à 10 000 travailleurs en situation de perte d’emploi et à 350 000 salariés affectés par la crise. À moyen terme, le programme permettra à 230 000 petits exploitants, à plus de 320 000 salariés et à environ 50 000 travailleurs indépendants et artisans, de conserver leur emploi. Le programme aidera également à sauver de la faillite plus de 400 entreprises exportatrices et 250 000 entreprises individuelles.

« Nous soutenons la Tunisie en déployant une assistance ponctuelle en faveur de plus de deux millions de personnes dont 70% de femmes, de 350 000 TPE et de près de 800 entreprises exportatrices afin d’aider les plus vulnérables à faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise. En parallèle, près d’un demi-million de personnes pourront être testées », a assuré la directrice générale adjointe et responsable-pays de la Banque pour la Tunisie, Yacine Diama Fal. « Nous travaillerons également aux côtés des autorités pour renforcer la résilience de l’économie du pays à de futurs chocs », a-t-elle ajouté.

Le partenariat entre la Tunisie et la Banque africaine de développement dure depuis près d’un demi-siècle couvrant différents secteurs, parmi lesquels la santé, le développement humain, l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture et le secteur financier.

fm

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a accordé, le 2 juin à Abidjan, un financement de 13,55 millions de dollars américains pour soutenir la lutte contre la pandémie de la Covid-19 au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et en République démocratique du Congo (RDC).

L’appui financier de la Banque comprend un don de l’enveloppe régionale du FAD-14 de 10,88 millions de dollars en faveur de la CEMAC. En outre, l’assistance de la Banque comporte un don du Fonds africain de développement (FAD) de 1,22 million de dollars en faveur de la RDC, ainsi que deux dons en faveur du Tchad, de 330 000 dollars du FAD et de 1,12 million de dollars du pilier III de la Facilité d’appui à la transition (FAT).

Pour une réponse régionale efficace au Covid-19, ce programme prévoit notamment la fourniture d’équipements de protection aux agents de santé, la mise à disposition de kits sanitaires et de kits de test, la fourniture d’ambulances médicalisées aux structures sanitaires. Il prévoit également la formation des agents communautaires pour la recherche et le suivi des contacts et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention. L’appui aux structures de santé sera fait pour la prise en charge des cas, notamment les cas sévères. Un soutien à la résilience des systèmes de santé et des populations au Tchad, en RDC et en République centrafricaine est également inclus dans le programme ainsi que la rénovation et l’équipement des laboratoires et centres de santé. Le projet qui sera mis en œuvre sous la forme d’un bien public régional comporte une composante dédiée à la coordination régionale pour la lutte contre la Covid-19, y compris la mise en place d’un système d’alerte précoce en zone CEMAC, ainsi que des activités de communication et de sensibilisation communautaire.

Les activités du projet seront mises en œuvre par l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), et avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en qualité d’agence d’exécution. Les trois objectifs principaux visés sont : l’amélioration de la prévention et le renforcement du contrôle de la pandémie de Covid-19 en Afrique centrale ; l’amélioration des capacités techniques et opérationnelles des institutions sanitaires ; et, le renforcement de la résilience des populations et une meilleure coordination pour la gestion du Covid-19 au niveau régional.

À ce jour, 13 177 patients infectés ont été recensés dans la zone CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale, Tchad) pour 322 décès et 5 419 guéris. En RD Congo, 3 325 cas de Covid-19 ont été enregistrés, dont 72 décès et 482 guéris.

MJJ

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Aujourd’hui, le premier ministre Justin Trudeau s’est entretenu avec le président de la Namibie, Dr Hage G. Geingob.

Les deux dirigeants ont discuté des derniers développements concernant la pandémie de COVID‑19 ainsi que de ses impacts sur la santé et de ses répercussions sociales et économiques. Ils ont parlé de la situation au Canada et en Namibie et de l’importance d’assurer une coordination internationale pour protéger la santé et la sécurité de tous, en particulier des plus vulnérables. Ils ont également discuté des mesures nécessaires pour renforcer la résilience économique et favoriser la relance durable des pays d’Afrique, pour diversifier et solidifier les chaînes d’approvisionnements de biens essentiels et pour assurer à tous un accès équitable aux vaccins, lorsqu’ils auront été mis au point. 

Le premier ministre a parlé de l’initiative qu’il a lancée récemment, de concert avec le secrétaire général des Nations Unies et le premier ministre de la Jamaïque, en vue d'accentuer et d’accélérer la réponse mondiale à la pandémie et de permettre aux pays à faible et à moyen revenu, entre autres, d’avoir accès à un important financement de développement. Ces fonds les aideront à se rétablir, à rebâtir et à créer des économies et des sociétés prospères, inclusives et résilientes.

Les deux dirigeants ont également parlé des occasions de resserrer la relation entre le Canada et la Namibie, notamment par le renforcement du commerce et de l’investissement, en s’appuyant sur le soutien de longue date du Canada à la Namibie depuis que cette dernière a accédé à l’indépendance il y a trente ans.

La COVID-19 est un enjeu mondial en évolution. Le gouvernement du Canada travaille de près avec ses partenaires locaux, provinciaux, territoriaux et internationaux pour s’assurer que ses impacts sur la santé ainsi que ses répercussions économiques et sociales au Canada et dans le monde sont limités. 

h.n

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 30 millions d’euros au Cabo Verde pour aider ce pays insulaire d’Afrique de l’Ouest à lutter contre la pandémie de COVID-19 et à limiter l’incidence de celle-ci sur son économie.

Le prêt, approuvé le 26 mai, servira à financer les mesures d’action sanitaire et sociale prises par le pays, à soutenir sa stabilité au niveau macroéconomique et à aider le secteur privé.

Au 27 mai, le Cabo Verde avait enregistré 390 infections,  155 guérisons et 4 décès depuis le début de la pandémie. Seule une des dix îles du pays a été touchée, à savoir Santiago, où se trouve la capitale, Praia. Le Cabo Verde axe actuellement ses efforts sur la relance progressive de ses activités économiques, et l’aide de la Banque permettra au pays d’y parvenir de manière plus sûre.

La Banque constate que, bien que le système de santé du Cabo Verde dispose de moyens plus importants que ceux de nombreux pays de la région, il a néanmoins besoin de capacités supplémentaires pour faire face à la crise sanitaire.

La pandémie a interrompu la période ponctuée de solides résultats économiques récemment enregistrés par le Cabo Verde. En 2019, son PIB a progressé de 5 %. Le pays, qui dépend fortement de l’économie bleue et du tourisme, devrait voir sa performance économique se contracter de 4 % en 2020.

Le financement de la Banque permettra de soutenir l’engagement pris par les autorités de faire passer d’ici la mi-juin le nombre d’appareils respiratoires dans les chambres d’isolement de 20 à 86, et au total, de 35 à 130.

Un programme d’extension du revenu social d’insertion sera introduit. Il permettra d’atteindre un total de 8 000 foyers vulnérables dirigés par des femmes, sur les quelque 9 000 foyers connaissant l’extrême pauvreté. Actuellement, 5 000 foyers reçoivent cette aide.

En outre, un plan de financement d’une partie des salaires du personnel mis en congé dans les entreprises touchées par la pandémie sera mis en place. Le personnel dont le contrat de travail est provisoirement suspendu recevra 70 % de la totalité de son salaire pendant la durée de la crise.  

Ce financement entre dans le cadre des activités du Mécanisme de réponse rapide contre le COVID-19, doté de 10 milliards de dollars américains et dont la mise en place a été approuvée le 8 avril de cette année par le Conseil d’administration.

La Banque a déclaré que les mesures de confinement au Cabo Verde y avaient ralenti la propagation de la pandémie.

Ces mesures pourraient avoir une incidence disproportionnée sur certains segments de la population, ce qui pourrait aggraver les inégalités. Les jeunes en particulier, compte tenu des taux de chômage et de sous-emploi déjà élevés les concernant, devraient en subir les effets. Les femmes, qui sont représentées de manière disproportionnée dans les secteurs sinistrés comme ceux des services, constituent également un groupe à haut risque, aux côtés de celles les plus exposées à la pandémie exerçant des professions en première ligne, par exemple comme infirmières. Parmi les autres groupes vulnérables figurent les personnes ayant une activité professionnelle sans protection sociale comme les travailleurs indépendants ou celles travaillant dans des secteurs formels importants tels que le tourisme.

Le gouvernement du Cabo Verde a mis sur pied une équipe nationale d’action et d’intervention technique, et il prévoit le financement d’une augmentation du volume du matériel médical indispensable et des salaires pour le nouveau personnel médical.

Le ministère de la Santé et de la sécurité sociale a approuvé en janvier le Plan national d’urgence de lutte contre le COVID-19 en présentant dans les détails les stratégies pour tous les stades de la pandémie, l’attribution des responsabilités, les priorités et les plans d’action retenus à tous les niveaux du gouvernement.

h.n

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La COVID19 a permis de démontrer que les laboratoires de biologie médicale dans l’espace UEMOA et CEDEAO sont très peu nombreux, a déploré samedi 30 mai 2020, Marcel Gbaguidi, Directeur général du Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC).

« Dans la zone UEMOA, on a très peu de laboratoires accrédités dans le domaine de la biologie médicale. Mais, vous en avez au moins 2 (deux) qui sont engagés dans la lutte contre la covid-19. Ici en Côte d'Ivoire, vous avez RETROCI, récemment ajouté sur la liste et l'Institut Pasteur. Au Sénégal, il y a l'Institut Pasteur. Mais la covid-19 a permis de noter que les laboratoires de biologie médicale dans notre espace UEMOA et CEDEAO sont très faibles. On se rend compte aujourd'hui qu'il est indispensable d'avoir des laboratoires accrédités et pour faire face à ce type de crise » a expliqué M. Gbaguidi, lors d’une e-conférence de presse avec des journalistes ivoiriens.

C’est dans ce cadre que les chefs d'État, a-t-il ajouté, que récemment lors du dernier sommet ont décidé d'augmenter le budget alloué à la santé et parallèlement aux structures telles que les laboratoires. Nous espérons que le nombre va augmenter progressivement et très rapidement.

A titre de comparaison un seul pays développé a pu mobiliser jusqu'à 800 laboratoires accrédités pour faire face à la crise. Mais dans les 8 pays de l'UEMOA et les 15 pays de la CEDEAO, il n’y a pas plus de 20 Laboratoires accrédités.

Le SOAC joue un rôle primordial dans cette crise sanitaire mondiale : « Il s’agit non seulement de travailler au niveau local mais également de participer aux efforts de la CEDEAO qui a mis en place une taskforce pour travailler dans le domaine de la qualité et le SOAC a été convié. Nous avons pu être associé à la publication de normes régionales dans le domaine des masques à usage non sanitaires mais aussi des gels hydroalcooliques, des produits très utilisés et qui nécessitent d'être encadrés.»

Aussi, « le conseil de l'administration du SOAC a autorisé le renforcement des capacités gratuites d'une trentaine de techniciens de laboratoires de biologies médicales par pays dans les domaines de l'accréditation mais aussi dans les domaines de la sécurité laboratoire parce que comme vous le savez, ils sont très exposés et cet effort est estimé à près de 162 millions de Francs » a révélé Directeur général.

Par ailleurs, en matière d’accréditation, la Côte d'Ivoire, ou le SOAC a démarré ses activités en 2018, se distingue par rapport aux autres pays de l'UEMOA selon M. Gbaguidi. « Vous avez été retenu pour le siège du SOAC et au niveau réglementaire, la Côte d'Ivoire a pris une loi en 2013 pour rendre obligatoire l'accréditation pour l'ensemble des organismes d'évaluation de la conformité. C’est à dire non seulement des laboratoires mais aussi les organismes de certification et aussi des organismes d'inspection » a félicité Marcel Gbaguidi.

Au total, 18 laboratoires ont été accrédités dont 8 sont en Côte d'Ivoire. La plupart dans le domaine agroalimentaire et de l'investigation criminalistique.

A en croire M. Gbaguidi, l’espace UEMOA, consciente des frais et des coûts que génèrent un organisme d'accréditation, est parti des structures qui ont eu l'idée de développer un organisme pour 8 états. Cela permet de mettre en commun les efforts : « Si par exemple dans un pays vous avez 5 ou 6 laboratoires. Cela n'a pas de sens d'avoir un organisme financé avec toutes les charges qui vont avec pour un seul état. Pour cela, l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) a créé le SOAC. »

Pour terminer, le Directeur général de la SOAC a soutenu que son organisation est compétente pour l'accréditation dans tous les domaines d'évaluation de la conformité. C’est pourquoi, il a engagé tout le monde à développer les questions de qualité et d'accréditation. Pour lui, a maladie Covid-19 a permis au monde entier de se rendre compte que ce sont des questions qui sont devenus incontournables aujourd'hui et chacun doit jouer son rôle pour, in fine, être tous protégés.

n.g

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Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 27 mai à Abidjan, un financement de 264 millions d’euros en faveur du Maroc dans le cadre de son programme d’appui à la réponse de Covid-19 (PARC-19).

Avec un déploiement rapide des ressources, le PARC-19 contribue aux efforts de réponse du Royaume à la crise sanitaire, économique et sociale déclenchée par l’épidémie de Covid-19.

« Face à cette situation inédite, nous mettons tout en œuvre pour appuyer le Maroc à contenir la propagation du virus et à en atténuer les conséquences économiques et sociales », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque pour l’Afrique du Nord. « Avec le PARC-19, nous le faisons par une approche multidimensionnelle et ciblée », a-t-il précisé.

Afin de protéger la population, le programme a pour premier objectif de contribuer à limiter la propagation du virus et à améliorer davantage l’efficacité de la réponse sanitaire des autorités. Ainsi, il contribuera à l’augmentation du nombre de centres hospitaliers habilités à réaliser des dépistages virologiques.

Le deuxième objectif de cette opération vise à contribuer à préserver le pouvoir d’achat des Marocains. Dans cette perspective, le programme appuiera les mesures publiques de soutien financier, dont bénéficient les employés des secteurs formel et informel en période de confinement. Il appuiera également les efforts du gouvernement pour soutenir 4,3 millions de ménages du secteur informel ainsi que 800 000 salariés affiliés à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

Dans le but de préserver les emplois et de promouvoir les conditions de la reprise économique, le PARC-19 facilitera l’accès au financement des auto-entrepreneurs et renforcera la trésorerie des très petites et moyennes entreprises (TPME). Le résultat attendu est de préserver 75% des emplois affectés par la crise.

« Ce nouveau programme permettra de redonner au pays des marges de manœuvre budgétaire, de préserver les conditions de la croissance, d’appuyer les TPME et d’aider les populations les plus fragiles », s’est félicitée Leila Farah Mokaddem, la responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc.

Le Royaume du Maroc figure parmi les membres fondateurs de la Banque en 1964. L’engagement de la Banque auprès du Maroc se chiffre à plus de 10 milliards d’euros avec des financements couvrent différents secteurs, dont la santé, l’énergie, l’eau, les transports, le développement humain, l’agriculture et le secteur financier.

mjj

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Les principaux opérateurs de téléphonie mobile participant à la Coalition mondiale pour l'éducation lancée par l'UNESCO intensifient leurs efforts pour accroître la connectivité et fournir un accès gratuit aux contenus et programmes éducatifs en ligne pour les élèves et étudiants de toutes les régions du monde exclus de leurs établissements d’enseignement par l’épidémie de Covid-19.

« Tandis que la Coalition mondiale pour l'éducation soutient à la fois les solutions en ligne et hors ligne, l’objectif d’une connectivité universelle est un impératif essentiel, particulièrement lorsque les statistiques montrent que 43% des foyers dans le monde n’ont pas accès à Internet », a déclaré la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay. 

« Les frais de connectivité sont aussi un obstacle important pour les étudiants issus de milieux défavorisés dans le monde et cette initiative de la Coalition est un exemple des solutions concrètes qui peuvent émerger de la coopération entre les Nations Unies et le secteur privé », a-t-elle ajouté. « En assurant la gratuité des frais de connexion vers des contenus éducatifs dans un certain nombre de pays, ces entreprises envoient un signal fort sur la nécessité de fournir un accès gratuit aux solutions d'éducation en ligne, en particulier lorsque les écoles restent fermées ».

Orange et Vodafone, notamment, proposent gratuitement des connexions aux plateformes d'enseignement à distance dans certains pays en réponse aux fermetures d'écoles, qui touchent encore 1,26 milliard d'élèves et d’étudiants dans le monde. 

En Afrique subsaharienne, Orange, par l'intermédiaire de ses filiales, fournit un accès Internet gratuit à des plateformes d'apprentissage accréditées au Burkina Faso, en Guinée, au Mali et en République démocratique du Congo. Des offres similaires sont prévues au Botswana, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Liberia et à Madagascar. La pratique s'étend à d'autres régions : en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, une connexion gratuite est fournie aux contenus éducatifs numériques.

« Depuis plusieurs années, Orange a l’ambition d’améliorer l’accès à l’éducation pour tous. C’est dans ce cadre que nous avons ouvert nos Écoles numériques ou encore lancé nos forfaits data mobiles à tarification sociale dédiés à la formation en ligne », explique Alioune Ndiaye, Directeur exécutif d'Orange pour le Moyen-Orient et l'Afrique. « Dès le mois d’avril, la grande majorité de nos filiales a proposé des accès gratuits à des contenus scolaires et universitaires de nos partenaires afin de permettre aux étudiants et élèves de continuer d'apprendre de chez eux. Nous espérons que l’apprentissage en ligne, qui a maintenant démontré sa valeur ajoutée, continuera à se développer en Afrique en complément des moyens traditionnels ».

Aux îles Samoa, Vodafone fournit à environ 80 000 apprenants une carte SIM d'étudiant gratuite qui comprend un accès illimité aux données 4G sur une série de sites Internet éducatifs agréés. L'entreprise travaille avec le ministère de l'éducation, des sports et de la culture ainsi qu’avec l'UNESCO pour développer et héberger un portail d'apprentissage en ligne gratuit pour les étudiants qui utilisent le programme national d'apprentissage. « Notre investissement dans l'avenir de nos enfants en dit long sur nos valeurs et notre mission. Vodafone vise à donner aux générations futures les moyens d'être les meilleures à l’aune de leurs aspirations. Cette initiative et la carte SIM étudiante gratuite ont tout ce qu'il faut pour vous permettre de poursuivre vos études et de réussir sur le plan scolaire », explique Satish Sharma, PDG de Vodafone.

L'Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture estime qu'en dépit des efforts déployés par les gouvernements du monde entier pour offrir un enseignement alternatif à distance, au moins 500 millions d’apprenants sont actuellement exclus de l'enseignement public en partie à cause du manque de connectivité. Alors que la proportion de jeunes n'ayant pas accès à Internet à la maison est inférieure à 15% en Europe occidentale et en Amérique du Nord, elle atteint 80% en Afrique subsaharienne. Bien que les téléphones mobiles puissent permettre aux apprenants d'accéder à l'information, de se connecter à la fois avec leurs enseignants et entre eux, environ 56 millions d'élèves vivent dans des lieux non desservis par les réseaux mobiles, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne.

Pour tirer les enseignements de l’expérience de ces derniers mois et explorer les solutions susceptibles de permettre de combler la fracture numérique, l’UNESCO a organisé un webinaire sur la connectivité le 22 mai qui a notamment réuni des partenaires de la Coalition – Union internationale des télécommunications (UIT), Microsoft, Ericsson, Fondation Mastercard ainsi que plusieurs chaires UNESCO spécialisées dans les domaines de la technologie et de l’éducation. Tous ont souligné la nécessité de collaborer pour fournir une connectivité publique afin de maintenir le droit à l’éducation, tout en facilitant l’apprentissage numérique à l'intérieur et à l'extérieur de la salle de classe, en tirant parti de nouveaux modèles de financement, en particulier au profit des zones les plus mal desservies.

La Coalition mondiale pour l'éducation, qui regroupe plus d’une centaine de partenaires, a été lancée le 26 mars pour mettre en commun les talents et les ressources d'un large éventail d’entités publiques et privées afin de déployer des solutions d'apprentissage à distance inclusives et équitables, et de les faire correspondre aux besoins des pays, en mettant l'accent sur la connectivité, les enseignants et le genre.

mjj

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Le Groupe COFINA annonce la signature d’un partenariat avec Proparco, filiale du groupe Agence Française de Développement (AFD), d’un montant total de 10 millions d’euros. Ce montant est dédié au financement des clients des filiales de Cofina en Côte d'Ivoire (5 millions d'euros) et au Sénégal (5 millions d’euros).

Ce nouveau partenariat avec une prestigieuse institution de financement du développement témoigne de la position de Cofina comme canal privilégié pour financer les TPE, PME et Entrepreneurs. En ciblant le « missing middle » des écosystèmes africains, Cofina touche un large éventail d’entrepreneurs d'entrepreneurs qui ne constituent pas le coeur de cible de clientèle des instituts de microfinance ou des banques traditionnelles.

Présent dans 7 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Cofina est un acteur clé du financement de l'entrepreneuriat avec plus de 85 000 projets d’entreprises financés. Ce partenariat avec Proparco devrait permettre de financer au moins 1000 entrepreneurs dans chacun des deux pays, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Alors que de nombreux entrepreneurs vont faire face à des difficultés de trésorerie et à des complications pour accéder au crédit dans les prochains mois, il est important que les institutions financières soient en mesure de leur fournir des liquidités.

En cette période de crise économique liée au Covid-19, le Groupe Cofina est un partenaire privilégié des bailleurs internationaux comme Proparco mais également de la banque néerlandaise de développement FMO dans le cadre de leurs objectifs de soutien à l’émergence du secteur privé africain.

« Malgré la crise que nous traversons, ce nouveau partenariat témoigne de la confiance des acteurs financiers internationaux dans le Groupe Cofina, déclare Jean-Luc Konan, Président-Directeur Général de l’institution. C’est la confirmation de la place de leader de Cofina dans la mésofinance africaine, nous plaçant comme une institution financière ayant un fort impact sur l’économie réelle ».

De son côté, la Directrice Régionale de Proparco, Fatoumata Sissoko-Sy a rappelé « Cet engagement auprès de nos partenaires prend une signification particulière dans la crise actuelle et soutenir un acteur clé de la mésofinance est une priorité pour Proparco car ce prêt permettra à Cofina de renforcer son soutien aux économies ivoirienne et sénégalaise pendant cette période difficile et aidera les entreprises à traverser cette crise ».

Filiale du groupe AFD dédiée au secteur privé, Proparco intervient depuis 40 ans pour promouvoir un développement durable en matière économique, sociale et environnementale. Proparco participe au financement et à l’accompagnement d’entreprises et d’établissements financiers en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou encore au Moyen-Orient. 

Quand au groupe COFINA, il est Fondé en 2013, et est la première institution financière africaine dédiée à la mésofinance, le « chaînon manquant » entre la microfinance et la banque traditionnelle qui offre la possibilité pour les PME africaines (90 % des sociétés privées du continent) d’accéder plus facilement au crédit.

n.g

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Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), plus d’un jeune sur six a cessé de travailler depuis le début de la pandémie de COVID-19, et ceux qui ont conservé leur emploi ont vu leur temps de travail diminuer de 23 pour cent.

D’après l’Observatoire de l’OIT: le COVID-19 et le monde du travail. Quatrième édition, les jeunes sont beaucoup plus touchés par la pandémie, et la progression forte et rapide du chômage chez les jeunes depuis février dernier touche davantage les jeunes femmes que les jeunes hommes.

La pandémie inflige un triple choc aux jeunes: non seulement elle ruine leurs perspectives d’emploi, mais elle perturbe aussi leurs études et leurs formations et constitue une entrave pour ceux qui veulent accéder au marché du travail ou cherchent à changer d’emploi.

Avec un taux de 13,6 pour cent en 2019, le chômage des jeunes était déjà plus élevé que dans tout autre groupe de population. Environ 267 millions de jeunes – soit plus d’un sur six dans le monde – étaient sans emploi et ni scolarisés ni en formation (NEET). Les 15-24 ans qui étaient au chômage occupaient généralement des formes d’emploi les rendant plus vulnérables, soit parce qu’il s’agit d’emplois mal rémunérés ou d’emplois informels, soit du fait de leur statut de travailleurs migrants.

« La crise économique due au COVID-19 frappe les jeunes – en particulier les femmes – plus durement et plus rapidement que les autres groupes de population. Faute de prendre d’urgence des mesures énergiques pour améliorer leur situation, nous allons peut-être devoir assumer l’héritage du virus pendant des décennies. Si leurs talents et leur énergie sont mis à l’écart en raison de l’absence de possibilités d’emploi et de formation, c’est notre avenir à tous qui en pâtira et il sera beaucoup plus difficile de reconstruire une économie meilleure dans la période d’après COVID-19 », a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

L’Observatoire préconise l’adoption de réponses urgentes, à grande échelle et ciblées pour soutenir les jeunes, par exemple sous la forme de vastes programmes de garanties d’emploi et de formation dans les pays en développement, et de programmes à forte intensité d’emploi et de garanties d’emploi dans les économies à revenu faible ou intermédiaire.

Les tests et le dépistage portent leurs fruits

La quatrième édition de l’Observatoire s’intéresse aussi aux mesures propres à créer un environnement sûr pour le retour au travail. Elle indique que des tests et un dépistage rigoureux de l’infection au COVID-19 entraînent beaucoup moins de perturbations sur le marché du travail et au plan social que les mesures de quarantaine et de confinement.

Dans les pays qui testent massivement la population et organisent de vastes opérations de dépistage, la diminution moyenne des heures de travail est réduite jusqu’à 50 pour cent. Il y a trois raisons à cela: les tests et le dépistage réduisent la nécessité d’appliquer des mesures de confinement strictes; ils favorisent la confiance du public, encourageant ainsi la consommation et contribuant à soutenir l’emploi; et ils permettent de réduire au minimum les perturbations opérationnelles sur le lieu de travail.

En outre, les tests et le dépistage peuvent contribuer directement à créer de nouveaux emplois, même temporaires, qui pourraient être axés sur les jeunes et d’autres groupes prioritaires.

L’Observatoire souligne l’importance de gérer les inquiétudes concernant la confidentialité des données. Si les coûts sont aussi un facteur à prendre en considération, le rapport coûts/avantages des tests et du dépistage est « hautement favorable ».

« Pour assurer une reprise riche en emplois qui favorise par ailleurs l’équité et la durabilité, il importe que les personnes et les entreprises se remettent au travail dès que possible, dans des conditions sûres», explique Guy Ryder. « Les tests et le dépistage peuvent être une composante précieuse dans la stratégie à mettre en œuvre pour combattre la peur, réduire les risques et relancer rapidement nos économies et nos sociétés.»

Pertes d’heures de travail

L’Observatoire met aussi à jour les estimations des pertes en termes d’heures travaillées aux premier et deuxième trimestres 2020, en comparaison avec le quatrième trimestre 2019. On estime à près de 4,8 pour cent les heures de travail perdues au premier trimestre 2020 (ce qui correspond à environ 135 millions d’équivalents plein temps, sur la base d’une semaine de travail de 48 heures). Cela représente une légère révision à la hausse d’environ 7 millions d’emplois à plein temps depuis la troisième édition de l’Observatoire. L’estimation des pertes d’emploi au deuxième trimestre 2020 reste inchangée, avec 305 millions d’équivalents temps plein.

Dans une perspective régionale, les Amériques (13,1 pour cent) et l’Europe et l’Asie centrale (12,9 pour cent) accusent les plus fortes pertes d’heures de travail au deuxième trimestre 2020.

L’Observatoire réitère son appel en faveur de mesures immédiates et urgentes pour soutenir les travailleurs et les entreprises, qui s’articulent autour de la stratégie de l’OIT en quatre piliers: stimuler l’économie et l’emploi; soutenir les entreprises, les emplois et les revenus; protéger les travailleurs sur leur lieu de travail; et s’appuyer sur le dialogue social pour trouver des solutions.

Pour plus d'informations, veuillez consulter l’Observatoire de l’OIT: le COVID-19 et le monde du travail. Quatrième édition en ligne ou ci-joint ou visiter le portail Web de l’OIT sur le COVID-19 et le monde du travail.

h.n

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