Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Alors que les Ivoiriens essaient de se remettre progressivement de troubles électoraux d’octobre, et commencent à penser aux préparatifs des fêtes de fin d’année, l’heure n’est pas à la sérénité chez des ministres du gouvernement. Menacés qu’ils sont d’être éjectés de l’équipe gouvernemental au prochain remaniement ministériel. Un sujet qui est désormais sur toutes les lèvres dans les milieux politiques et diplomatiques en Côte d’Ivoire.

Et pour cause, un audit des comptes de la campagne électorale écoulée laisse entrevoir des graves anomalies dans la gestion des fonds destinés à cette activité politique.

Meetings fictifs ou surévalués

En effet, La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com) apprend de sources proches du dossier, que cet audit, dirigé par le ministre des Affaires présidentielles Téné Birahima Ouattara, a permis de constaté de que plusieurs cadres et même ministres n’ont pas efficacement utilisé les sommes mises à leur disposition pour battre campagne dans leurs zones respectives pour le candidat Alassane Ouattara du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Certains ont présenté des preuves qui ne tiennent pas la route au regard des activités énoncées.

« Souvent certains ont dit avoir organisé des activités tels que des meetings, où des séances de sensibilisation qui, après vérification, ne se sont jamais tenus ou se sont tenus mais avec un budget surévalué », relève la même source.

Ce qui est encore plus intrigant, c’est que les importantes sommes d’argent dégagés pour prévenir la montée de la haine ethnique – prévisible- dans certaines régions dont le Centre-est, le centre, le sud-est, l’Est et l’Ouest, n’ont pas été utilisées à bonne fin.  

Haine ethnique mal traitée

« Les violences ont été sous traités (financement) par les opposants à des petits groupes de casse pipes, naufragés sociaux. Ils ont été incapables de mobiliser leurs propres militants pour la désobéissance civile. Cela, malgré les fakenews et manipulations sur les réseaux sociaux. Mais nos cadres sont resté inactifs et n’ont pas su anticipé », se plaint notre source.

Parce que les gamins utilisés pour les violences dans les localités, entre 15 et 20 ans, n'ont pas connus la crise de  2010 et ne sont nullement partisans farouches du PDCI, du FPI et autres partis de l'opposition. L’opposition a juste introduit les conflits ethniques latents dans le processus électoral, et œuvré au retour à l'ivoirité de Bédié au cœur des débats politiques.

Pour notre source, l'irruption de la haine ethnique, autochtones contre allogènes, n'a certainement pas donné de pouvoir aux cadres RHDP des localités pour agir, craignant pour certains, d’être vus dans leurs régions comme des « vendus à l'étranger ».

Pourtant, poursuit-elle, il fallait traiter la résurgence de la haine ethnique depuis le premier discours d’Henri Konan Bédié sur l'orpaillage clandestins et ses fausses accusations de fraude sur la nationalité à l’encontre de la mairie d'Abobo il y a un peu plus d’un an.

Après toutes ces violences pré et post-électorales qui l’ont fortement affecté, Alassane Ouattara, comme le révélait récemment Jeune Afrique, entend faire un « remaniement en profondeur », qui fera la part belle à la jeunesse.

Un gouvernement avec plus de jeunes

Déjà, plus de vingt ministres ayant failli à leur mission dans le cadre de la campagne pourraient ne pas figurer sur la nouvelle liste, attendue fin décembre ou début janvier. Alassane Ouattara, pour se mandat veut concentrer tous ses efforts sur la cohésion sociale et la réconciliation nationale.  

En demandant aux cadres de son parti de se préparer pour 2020, sans désigner d’office un dauphin – au risque de faire imploser la lutte interne et plomber la cohésion au sein du RHDP, il veut diriger le pays avec cette situation, éteindre le feu avec les opposants en misant sur le dialogue politique qui vient de s’ouvrir avec le président Hanri Konan Bédié. Mais il ne faut pas se leurrer, rien n’est encore gagné de ce côté.

Armand Tanoh

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En mois de 10 ans de règne, Alassane Ouattara a fait faire à la Côte d’Ivoire un bond prodigieux en matière de bonne gouvernance. C’est ce que révèle le rapport 2020 du Prix Mo Ibrahim, rendu public le lundi 16 novembre 2020. Sous sa mandature, le pays a, en effet, réalisé la deuxième meilleure performance sur l’échelle du Prix Mo Ibrahim, permettant de mesurer la progression des Etats africains en matière de bonne gouvernance.

La Côte d’Ivoire a progressé de +9,0 points, juste derrière la Gambie avec +9,2 points. Et cela, durant les 10 années passées par Alassane Ouattara à la tête de l’Etat. Elle fait partie des 8 pays africains ayant fait plus de progrès sur l’ensemble des quatre catégories faisant l’objet d’évaluation par la Fondation Mo Ibrahim, à savoir : participation, droits et inclusion ; sécurité et État de droit ; développement humain ; fondements des opportunités économiques.

En réalisant une telle performance sous le leadership de Ouattara, la Côte d’Ivoire a connu une meilleure progression en 10 ans, que des pays comme l’Île Maurice (-0,5), les Seychelles (+7,8), le Bostwana (+0,8), le Rwanda (+3,7), le Maroc (+5,3), l’Afrique du Sud (-0,9). Même si ces pays sont mieux classés qu’elle sur l’échelle Mo Ibrahim.

S’agissant justement du classement général, la Côte d’Ivoire se classe en 18e position sur 54 Etats africains, derrière des pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Ghana ( 8e, 64,3), le Sénégal (9e, 63,2), le Bénin (13e, 58,6) et le Burkina Faso (17e, 54,0). Mais loin devant l’Angola (43e, 40,0), le Nigeria (34e, 45,5)), l’Egypte (30e, 47,4), le Gabon (29e, 47,7).

Voilà qui devrait permettre de mieux mesurer les avancées réalisées par la Côte d’Ivoire durant les 10 premières années passées par Ouattara au pouvoir et ainsi clouer le bec à ses détracteurs, qui n’ont de cesse de peindre en noir sa gestion du pouvoir.

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Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie sont devenus très dynamiques,  a souligné lundi 16 novembre, l’un des responsables du Centre de promotion des exportations «CEPEX» à Abidjan, Néamen Hamdani, au cours d’une visioconférence.

Pour l’année 2019, les exportations tunisiennes vers la Côte d’Ivoire  sont évaluées à 54 millions d’euros et du côté de la Côte d’Ivoire vers la Tunisie à 17 millions d’euros.

Selon M. Hamdani, les exportations de la Côte d’Ivoire vers la Tunisie sont basées sur le café, le cacao, la banane, le bois, les marbres, etc. Tout en déplorant les difficultés des opérateurs économiques tunisiens à trouver des partenaires ivoiriens dans le cadre de leur coopération, il s’est dit confiant de la dynamique de la coopération entre les deux nations dans les années à venir.

Plus d’une cinquantaine d’entreprises tunisiennes exercent actuellement en  Côte d’Ivoire dans plusieurs secteurs d’activité notamment (bureau d’études, Bâtiments et travaux publics (BTP), matériel électrique, etc.

A l’initiative du «CEPEX» de la Tunisie à Abidjan, ces premières rencontres professionnelles virtuelles entre les entrepreneurs, hommes et femmes d’affaires de la Tunisie et leurs homologues de 12 pays d’Afrique subsaharienne ont débuté le 16 novembre.

La cible principale est composée des acteurs opérant dans les secteurs de l’agroalimentaire, des matériaux de construction et travaux publics, des médicaments, des services de santé, de l’enseignement supérieur, des TIC.

Le CEPEX vise à générer des agendas de rendez-vous d’affaires virtuels bien garnis au profit des entreprises tunisiennes, tous secteurs d’activité confondus, en opportunités commerciales et de partenariats effectifs avec leurs congénères d’Afrique subsaharienne.

Il ambitionne également de positionner et valoriser la marque «Tunisia Export» sur les marchés internationaux. L’activité entre dans le cadre de la mise en œuvre de sa vision de renforcer le réseau des échanges commerciaux et optimiser l’exploitation des accords de libre-échange conclus entre la Tunisie et plus de 130 pays.

AIP

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La Chambre accueille et félicite les hommes et les femmes qui continuent de jouer un rôle déterminant dans la croissance et le développement du secteur énergétique africain. La Chambre Africaine de l'Énergie (Chambre) (www.EnergyChamber.org) est heureuse de lancer sa deuxième liste annuelle du top 25 des acteurs les plus influents de l’industrie en Afrique. Faisant partie de son rapport Africa Energy Outlook 2021, la liste dresse le profil des personnes clés qui devraient avoir un impact significatif sur l'industrie en Afrique en 2021.

La liste comprend des personnalités éminentes des secteurs pétrolier, gazier et électrique en Afrique, telles que Rebecca Miano, PDG de Kenya Electricity Generating Company PLC; Bernard Looney, PDG de BP; Gwede Mantashe, Ministre des ressources minérales et de l'énergie, Afrique du Sud et le Prince Abdulaziz bin Salman, ministre saoudien de l'énergie, de l'industrie et des ressources minérales, qui joue un rôle clé au sein de l'Opep, pour n'en nommer que quelques-uns. La liste diversifiée met en évidence des personnes clés qui contribueront de manière significative à façonner l'économie énergétique du continent en 2021 par le biais de projets et d'initiatives spécifiques dans lesquels elles sont impliquées.

« Nous sommes ravis de présenter à nouveau cette liste à l'industrie. Nous pensons qu’il est important de mettre en valeur les personnes qui, grâce à leur incroyable contribution, auront un impact significatif sur le rebond du secteur énergétique africain », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. « Il va sans dire que 2020 a présenté des défis sans précédent pour un secteur énergétique africain émergent dans son ensemble et c'est grâce à des personnes telles que celles mentionnées sur notre liste que nous pouvons commencer à planifier une voie à suivre », a-t-il ajouté.

La Chambre accueille et félicite les hommes et les femmes qui continuent de jouer un rôle déterminant dans la croissance et le développement du secteur énergétique africain. À la Chambre, nous sommes fiers d'être francs et de parler de notre mission pour l'Afrique et nous pensons que les personnes figurant sur cette liste sont d'accord avec cela.

« Notre liste des 25 acteurs les plus influents décrit l'avenir du pétrole, du gaz et de l'énergie. Ces leaders et représentants contribuent chacun de leur façon à l’avenir de l’Afrique, et nous pensons qu'il est de notre responsabilité de mettre leurs contributions en lumière. Nous suivrons leurs progrès avec beaucoup d’attention en 2021, » a déclaré Mickael Vogel, directeur de la stratégie à la Chambre africaine de l'énergie.

Alors que 2020 touche à sa fin, nous tenons à rendre hommage à ces 25 personnalités de notre industrie qui, par leur travail et engagement, contribueront à faire de 2021 une année de reprise et de croissance. Plus important encore, nous souhaitons voir ces personnalités de premier plan réussir dans leurs entreprises et autres initiatives en 2021 et au-delà.

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À travers sa Stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale, la Banque table sur un triplement des échanges commerciaux intrarégionaux, de 2% à 6%, à l’horizon 2025. La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) a ouvert, lundi 16 novembre à Paris, une table‑ronde destinée à lever 3,4 milliards d’euros pour le financement des projets intégrateurs d’infrastructures de transport et d’énergie dans ses six pays membres.

La table‑ronde, organisée en format hybride (présentiel et virtuel) jusqu’au 17 novembre, vise à lever des fonds auprès de partenaires bilatéraux et multilatéraux, traditionnels et émergents, publics et privés, afin de couvrir le besoin de financement de onze projets intégrateurs à réaliser entre 2021 et 2025 dans la sous-région. Leur coût total s’élève à 4,072 milliards d’euros, dont 596,74 millions d’euros (14,65%) sont déjà mobilisés. Le déficit de financement s'élève donc à 3,48 milliards d'euros (85,35%).

Le schéma retenu consiste à mobiliser, auprès des bailleurs institutionnels, des prêts à taux concessionnels ou des mixages prêts et dons (« blended finance ») et le secteur privé pour la réalisation de projets en PPP (partenariat public-privé). Les organisateurs comptent aussi attirer la finance islamique, par le biais des SUKUK.

« Ces projets pour lesquels nous sollicitons des financements s’inscrivent dans le cadre du plan de relance communautaire et viennent à cet égard renforcer le Programme de réforme économique et financière de la CEMAC. C’est parce que le secteur privé nous paraît le canal le mieux approprié pour une allocation optimale des ressources et, par ailleurs, face aux contraintes d’endettement qui nous imposent de nous consacrer à la viabilisation des finances publiques et de l’endettement, nos Etats ont fait le choix des investissements directs étrangers pour accompagner leurs efforts de développement et de transformation structurelle de nos économies », a souligné le président de la Commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo.

« A cet égard, la plupart des projets présentés à l’occasion de notre table‑ronde sont prédestinés au partenariat public-privé pour lesquels nous avons dans la sous-région des exemples patents de réussite de ce mode de financement des infrastructures. »

Le Premier ministre congolais, Clément Mouamba, représentant le président congolais Denis Sassou N’Guesso, président dédié du Programme de réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) a souligné que « nous recherchons tout particulièrement des prêts à des conditions concessionnelles, ou des mixages prêts et dons et des financements privés pour la viabilisation de certains projets en mode partenariat public-privé. »

« Au terme de cette table‑ronde nous espérons une mobilisation exceptionnelle des différents partenaires autour de tous les grands projets intégrateurs qui seront présentés par les ministres. La sous-région CEMAC vous ouvre ses portes et souhaite établir avec tous ses partenaires publics et privés, un partenariat mutuellement bénéfique », a indiqué M. Clément Mouamba.

En tant que chef de file des partenaires techniques et financiers pour le développement des infrastructures en Afrique centrale, la Banque africaine de développement a déjà fourni un appui pour la réalisation des études nécessaires à la maturation de nombreux projets inscrits dans le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), qui fait l’objet de cette table‑ronde. Sur la période 2015-2019, la Banque a mobilisé, en faveur de projets du secteur des transports en Afrique centrale, 1,13 milliards d’euros (768 milliards de francs CFA). Environ 30% de ces financements ont été consacrés, principalement, au développement et à la rénovation de corridors routiers entre États de la sous-région.

À travers sa Stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale, la Banque table sur un triplement des échanges commerciaux intrarégionaux, de 2% à 6%, à l’horizon 2025. Les investissements portent sur 3,2 milliards d'UC (4,4 milliards de dollars américains) dans des projets régionaux, avec un partenariat accru avec les autres bailleurs et le secteur privé.

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, dont le discours a été prononcé par Solomane Koné, directeur général par intérim de la Banque pour l’Afrique centrale, a souligné « l’importance des financements pour la réalisation des grands projets structurants en Afrique centrale dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires et l’endettement des États ; ce qui requiert un véritable partenariat stratégique entre les États concernés, les Communautés économiques régionales, les institutions de financement du développement et le secteur privé, en particulier », a-t-il souligné. Il s’est réjoui de la large présence des acteurs, malgré un contexte mondial perturbé par la pandémie de Covid-19.

« La Banque s'appuiera sur son leadership en matière de développement des infrastructures, de dialogue et de renforcement des capacités pour attirer des cofinancements, accélérer la diversification économique, renforcer la gouvernance et faciliter les transformations structurelles en Afrique centrale », a-t-il affirmé dans sa déclaration.

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Le « 2PAI-Bélier », dont l’achèvement est prévu en 2022, enregistre une exécution satisfaisante, selon le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (EER)

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 12 novembre 2020/ -- Le Projet de pôle agro-industriel dans la région du Bélier (2PAI-Bélier) (https://bit.ly/2K1Fik6), lancé en 2017 dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, avec l’objectif d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 460 000 personnes, est en bonne voie de réalisation.

Le « 2PAI-Bélier », dont l’achèvement est prévu en 2022, enregistre une exécution satisfaisante, selon le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (EER) publié le 27 octobre dernier par la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org/), qui a financé le projet à hauteur de 112 millions de dollars américains.

Les travaux sont ainsi achevés pour un linéaire de 542 kilomètres de pistes sur un objectif de 700 kilomètres (77% de taux de réalisation). Les périmètres rizicoles et maraîchers sont aménagés et réceptionnés sur une superficie de 1081,16 hectares en ce qui concerne les périmètres rizicoles (97% des superficies étudiées) et 105,35 hectares pour les périmètres maraîchers (100% des superficies).

Pour la première vague des travaux d’hydraulique humaine, les travaux démarrés en janvier 2019 sont terminés. Les réalisations portent sur la réparation de 100 pompes à motricité humaine, la réalisation de 50 forages équipés de pompes à motricité humaine et la construction de 30 latrines. Les travaux de réhabilitation et de construction de 25 « HVA » (hydraulique villageoise améliorée) et de deux « AEP » (alimentation en eau potable) ainsi que la construction de 108 bornes fontaines, démarrés en septembre 2019, sont achevés depuis août dernier. Ces infrastructures hydrauliques qui desservent plus de 180 villages d’une population de 627 762 personnes dont 309 599 femmes, sont gérées par des comités impliquant massivement les femmes.

Afin d’améliorer l’accès à l’école des enfants des communautés bénéficiaires, 28 établissements scolaires sont en cours de construction/réhabilitation. Il s’agit de la construction de 75 nouvelles classes accompagnées de 22 bureaux administratifs, 12 latrines et 16 cantines et de la réhabilitation de 27 salles de classes accompagnées de 04 bureaux et 03 cantines.

Quant à la réhabilitation de quatre centres de formation, la construction des directions régionales des ministères de l’Agriculture et du développement rural, des Ressources animales, halieutiques ainsi que l’aménagement des terres de l’ESA (école supérieure d’agronomie) pour l’incubation des jeunes, les travaux démarrés en août 2019, sont terminés. Les salles de classe des centres de formation ont permis la formation de la première promotion de 54 agripreneurs, dont 16 femmes.

La mise en place des spéculations vivrières du projet ont démarré lors du second cycle de 2019, selon le rapport. Elle a permis d’obtenir 1 412 tonnes de riz paddy, 544 tonnes de maïs et 21,79 tonnes de semences, 37,18 tonnes de produits maraîchers (périmètres aménagés).

« En 2019, 1 540 exploitants, dont 290 femmes, ont commencé la mise en valeur de leurs superficies, précise le rapport de la Banque. Pour le premier cycle de 2020, 2312 exploitants, dont 868 femmes, ont démarré la mise en valeur de leurs parcelles. »

Environ 1 540 emplois ont été créés par la réhabilitation des périmètres irrigués et l’exploitation des parcelles de maïs et de manioc pour la campagne achevée en janvier 2020.

« Des progrès sont observés dans l’état d’avancement du projet, et tout laisse croire à ce stade, que les cibles finales devraient être atteintes d’ici à la clôture du projet, en décembre 2022 », conclut le rapport de la Banque africaine de développement.

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Ray Clemence, le gardien du club anglais de Liverpool des années 1970-1980 et de l’équipe d’Angleterre, est mort à l’âge de 72 ans, a fait savoir dimanche la fédération anglaise de football.

“C’est avec une grande tristesse que nous écrivons pour vous dire que Ray Clemence est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré des siens”, a écrit sa famille dans un communiqué.

“Après s’être battu pendant longtemps, il est maintenant en paix et ne souffre plus”, a-t-elle ajouté, alors que Clemence était atteint depuis 2005 d’un cancer de la prostate.

Il a remporté trois Coupes d’Europe des clubs champions (1977, 1978, 1981), deux coupes de l’UEFA (1973, 1976) et cinq championnats d’Angleterre avec les Reds.

Il avait ensuite défendu les couleurs de Tottenham à partir de 1981, ajoutant à son palmarès une coupe d’Angleterre en 1982 et une Coupe de l’UEFA en 1984.

Clemence a également eu 61 sélections avec l’équipe d’Angleterre, avant d’être éclipsé par Peter Shilton, qui reste à ce jour le joueur le plus capé avec les “Three Lions” (125 matchs).

dc

 
 

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Du 15 novembre au 25 décembre 2020, le stade du centre de formation professionnelle (CFP) de Touba, abritera la première édition du Tournoi Bayo Vakoun du nom de l’ex pensionnaire du Celtic de Glasgow en Écosse ; aujourd’hui, sociétaire de Toulouse Fc, évoluant en Ligue 2 française.

C’est sous le coup de 16 H 30 minutes que le premier coup de pied marquant le top départ de  la rencontre inaugurale, a été donné par Fadiga Mamadou Daye, fondateur et animateur de l’académie « Démissin-Ni » au sein de laquelle l’international espoir ivoirien, Bayo Vakoun, a fait ses premières classes de footballeur avant de se révéler  avec brio à l’élite nationale puis d’entamer son périple international, débuté au nord de l’Afrique et qui se poursuit en Europe.

BV

Au cours de la cérémonie solennelle précédant l’ouverture de la compétition, Fadiga Vamoriba, 2e adjoint au Maire de la Commune de Touba, représentant Doumbia Adama (Doum Fils), père spirituel de Bayo Vakoun et patron du tournoi, a rendu un hommage appuyé à Daye Fadiga pour sa persévérance, son engagement constant en faveur de l’encadrement des jeunes talents.

Mieux, il a salué la hauteur d’esprit de son filleul Bayo, qui à travers ce tournoi portant son nom, reconnaît tout le mérite de son formateur. Il lui a souhaité une brillante et fructueuse carrière. Avant d’appeler les jeunes du Bafing, à s’inspirer de l’exemple de leur frère à l’effet d’être de dignes ambassadeurs de la région par leurs performances.

Visiblement très ému, Daye Fadiga, s’est dit très honoré de voir valoriser par son « fils », ses efforts de longues années. Un acte fort qui à l’entendre, lui donne davantage d’énergie à poursuivre son œuvre de formation avec en perspective, la révélation d’autres athlètes de haut niveau.

Il a exprimé sa gratitude à Doumbia Adama PCA de son Académie et Douan Mathias Sindé, établi au Canada pour leurs précieux soutiens depuis début de l’aventure.

Le match d’ouverture, s’est soldé par la victoire 3-1 de Demissin-Ni sur l’équipe du village de Kamassella. 16 formations issues des trois départements de la région du Bafing, prennent part au tournoi.

La Team Bv10 dont le Président Gueu Yves Romain, résidant aux USA, chargée de l’organisation du Tournoi Bayo Vakoun, promet une finale grandiose pour le 25 décembre prochain.

Karamoko Yahaya

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Le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, a abandonné temporairement son poste pour se concentrer sur sa convalescence après avoir été atteint par le coronavirus, a annoncé vendredi la CAF.

“Sur recommandation de ses médecins, il a été prescrit au président de la Confédération africaine de football (CAF), M. Ahmad Ahmad, une période de convalescence qui va durer au minimum 20 jours durant lesquels il est appelé à limiter ses efforts, afin de recouvrer totalement son énergie”, a indiqué la CAF dans un communiqué.

“Dans ces conditions, le premier vice-président M. Constant Omari va assurer l’intérim à la tête de l’exécutif de la CAF jusqu’au 30 novembre 2020”, a poursuivi l’instance africaine.

Cette décision, a précisé la CAF, a été prise en vertu du paragraphe 8 de l’article 24 des statuts de la CAF qui indique que “si le président est absent ou indisponible temporairement, le premier vice-président le remplacera”.

Ahmad Ahmad avait annoncé le 30 octobre dernier qu’il avait été testé positif au Covid-19: “J’ai de légers symptômes, mais je vais bien”, avait-il expliqué.

Le dirigeant malgache, âgé de 60 ans, est à la tête du football africain depuis mars 2017.

dc

 
 

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L’ex-Première ministre pro-européenne Maia Sandu a remporté le second tour de la présidentielle dimanche en Moldavie en devançant largement le sortant pro-russe, après le dépouillement de plus de 99% des bulletins.

Avec 99,07% des bulletins dépouillés, Mme Sandu, qui promet une lutte sans merci contre la corruption, a obtenu 57% des suffrages contre 43% pour Igor Dodon, visé par des accusations de corruption pendant son mandat de quatre ans.

La victoire de Mme Sandu, 48 ans, première femme à accéder à la présidence dans cette ex-république soviétique balançant depuis des années entre ambitions européennes et rapprochement avec Moscou, risque d’être mal vue par la Russie qui craint de perdre son influence dans la région.

Alors que les résultats complets sont attendus d’ici lundi matin, des célébrations ont éclaté devant le QG électoral de la candidate dans le centre de Chisinau.

“Maia Sandu présidente” et “Un pays pour les jeunes”, ont scandé plusieurs dizaines de ses supporters en applaudissant et lui offrant des fleurs, surtout jaunes, la couleur de sa campagne.

Brandissant des drapeaux nationaux, ils ont aussi bu du champagne avec des gobelets en papier avant de se disperser en pleine nuit.

M. Dodon, âgé de 45 ans, ne s’est pas encore exprimé sur le résultat du vote, mais a “appelé au calme”. Sa conférence de presse était attendue dans la matinée.

La victoire de Mme Sandu augure “une claire baisse de l’influence russe”, a constaté le directeur exécutif de l’Institut de la politique européenne et réformes à Chisinau, Iulian Groza.

Mme Sandu, qui a la réputation d’être incorruptible, “va faire avancer les réformes” et “va pouvoir défendre les intérêts nationaux en dialoguant avec la Russie”, a ajouté M. Groza.

Economiste de formation, Mme Sandu avait travaillé pour la Banque mondiale (BM) à Chisinau de 1998 à 2005, puis à Washington de 2010 à 2012. Avant son bref passage comme Première ministre, elle avait également dirigé le ministère de l’Education.

La Russie, confrontée cette année à des mouvements de protestation au Bélarus et au Kirghizstan qu’elle considère comme sa zone d’influence après avoir rompu depuis 2014 ses liens avec l’Ukraine, soutenait ouvertement le président Dodon.

Son président Vladimir Poutine l’a reçu au Kremlin et annoncé une aide financière à la Moldavie, dont l’économie très agricole a été frappée par la sécheresse cette année.

Moscou a par ailleurs accusé Washington d’orchestrer “un scénario révolutionnaire pour la Moldavie en novembre”.

Bucarest, qui a de forts liens historiques avec ce pays roumanophone, a de son côté soutenu Mme Sandu.

Amputé d’une partie de son territoire, la Transdniestrie, contrôlée par des séparatistes pro-russes, la Moldavie, pays de 3,5 millions d’habitants, figure parmi les plus pauvres d’Europe. Jusqu’à 40% de sa population, selon les estimations, est partie à l’étranger pour échapper à la misère.

Coincée entre l’Ukraine pro-occidentale et la Roumanie membre de l’Union européenne, la Moldavie a été secouée en 2015 par un énorme scandale de corruption, concernant la disparition d’un milliard de dollars -l’équivalent de 15% du PIB- des caisses de trois banques nationales.

“Aujourd’hui, vous avez le pouvoir de punir ceux qui vous ont volés, qui vous ont réduits à la misère et contraints de quitter votre maison”, a lancé Mme Sandu dimanche après avoir voté à Chisinau, dans une allusion claire à son rival.

Mme Sandu avait créé la surprise en arrivant en tête du premier tour de la présidentielle grâce au soutien inédit de la diaspora.

Au second tour, les Moldaves vivant à l’étranger se sont à nouveaux rendus massivement aux urnes.

Près de 258.000 Moldaves ont voté à l’étranger, un record, contre 150.000 au premier tour.

A la présidence, la marge de manoeuvre de Mme Sandu risque néanmoins d’être limitée faute d’une majorité parlementaire loyale.

“Il va y avoir un bras de fer” avec le Parlement “mais des chances et espoirs de changement ont tout de même apparu”, estime l’expert Viktor Tchobanu, cité par le site Newsmaker.md

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