Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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A l’occasion du salon international AfricaTech Festival , Orange et ses filiales annoncent la mise en service et le lancement commercial de Djoliba, le premier backbone panafricain.

Cette infrastructure s’appuie sur un réseau de fibres optiques terrestres, couplé à des câbles sous-marins, offrant ainsi une connectivité sécurisée vers l’international depuis l’Afrique de l’Ouest. Cet investissement vise à soutenir l’écosystème numérique et répond aux besoins croissants de connectivité dans la région.  

Djoliba est le premier réseau unifié très haut débit permettant de fournir une connectivité sans couture, avec une meilleure disponibilité grâce à la redondance et la sécurisation du réseau, et une excellente qualité de service. Exploité et maintenu depuis Dakar pour plus d’efficacité, de réactivité et de proximité, il bénéficie d’un centre de supervision dédié.

Ce nouveau backbone couvre 8 pays : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Nigeria et le Sénégal. Nativement interconnecté avec les réseaux domestiques au sein des pays, cette large couverture permettra de démocratiser l’accès à la connectivité auprès des opérateurs et des entreprises.

Jusqu'à présent, les réseaux de télécommunications en Afrique de l’Ouest étaient construits à l'intérieur de chaque pays, jusqu'à ses frontières : il n’y avait pas de réseau transfrontalier. Pour fournir un service entre deux capitales, les opérateurs devaient intégrer les offres de plusieurs fournisseurs et abouter plusieurs réseaux différents qui s’interconnectaient aux points frontières. Réelle innovation, ce nouveau réseau simplifie les processus d’interconnexion entre les pays.

Djoliba est le premier réseau offrant une sécurisation complète en Afrique de l'Ouest avec plus de 10 000 km de réseau terrestre à fibres optiques, couplé à 10 000 km de câble sous-marin, des offres à très haut débits (jusqu'à 100 Gbit/s) et 99,99% de taux de disponibilité. Ce réseau couvre 16 points de présence avec un maillage de près de 155 sites techniques, et relie 300 points de présence en Europe, en Amérique et en Asie.

Il s’appuie sur le réseau Tier 1 d’Orange et permet donc une connection sans couture avec les réseaux internationaux du Groupe.

En utilisant les offres de transmission très haut débit du réseau Djoliba, les nouveaux clients du réseau pourront alors accéder aux plateformes du Groupe et ainsi bénéficier de toute la palette des offres commercialisées par Orange en Afrique : transit IP, plateformes de services mobiles, hébergement dans les data centers Orange en Afrique, VPN.

Grâce à Djoliba, Orange répond aux besoins des entreprises et acteurs telécoms en Afrique de l’Ouest, pour servir un potentiel de 330 millions d’habitants. Ce réseau est un élément clé de la croissance future de l'internet en Afrique de l’Ouest, car il va favoriser l’égalité d’accès au numérique entre les pays d’Afrique de l’Ouest et il contribuera à stimuler l'économie numérique des pays.

«Orange participe activement au développement des infrastructures sous-marines et terrestres, qui permettent la transformation numérique du continent Africain, en investissant chaque année 1 milliard d’euros. Avec Djoliba, les populations locales vont pouvoir accéder encore plus facilement à des services de santé ou d'éducation. l’accès au numérique est un enjeu majeur pour l’Afrique et je salue le travail remarquable de nos équipes dans tous les pays qui ont permis que le projet Djoliba voit le jour. », a déclaré Alioune Ndiaye, CEO d’Orange Middle East and Africa.

Pour Jérôme Barré, CEO Orange Wholesale & International Networks : « Avec Djoliba, Orange confirme une nouvelle fois son expertise et son leadership dans le déploiement et l’exploitation des réseaux internationaux terrestres et sous-marins.

Djoliba est le fruit d’un effort collectif, et c’est grâce à une équipe transverse pleinement mobilisée. Cette aventure humaine illustre la force du Groupe Orange », a-t-il ajouté.

A noter que Orange est actuellement présent dans 18 pays d’Afrique et compte plus de 120 millions de clients. Le Groupe continue ses investissements sur le continent pour offrir une connectivité fiable, sécurisée et de grande qualité, et ainsi contribuer à l’inclusion numérique des populations.

fm

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L’état de santé de la légende du football Diego Maradona, toujours hospitalisé après son opération d’un hématome sous-dural, évolue favorablement et devrait pouvoir sortir “mardi ou mercredi”, a indiqué lundi soir son médecin personnel.

“Diego a très envie de sortir et nous sommes en train d’évaluer s’il pourrait effectivement le faire mardi ou plus probablement mercredi, cela dépendra de ses paramètres médicaux, mais pour l’instant son évolution est très bonne”, a souligné le Dr Leopoldo Luque, devant l’hôpital d’Olivos, dans le nord de la capitale argentine.

Le champion du monde 1986 avait été hospitalisé lundi à La Plata, à 60 km au sud de Buenos Aires, en raison d’une anémie et de déshydratation.

Des examens avaient révélé la présence d’un hématome sous-dural, une poche de sang formée sous la boîte crânienne. Il avait alors été transféré à la clinique privée Olivos, dans la commune du même nom.

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La Turquie a salué mardi la “grande victoire” de l’Azerbaïdjan face à l’Arménie au Nagorny Karabakh, au lendemain de la signature d’un accord de fin des hostilités.

“C’est un grand succès pour l’Azerbaïdjan, une grande victoire. Des terres qui étaient occupées depuis 30 ans ont été reconquises”, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, dont le pays a pris fait et cause pour Bakou dans le conflit.

“Que cela serve de leçon” à l’Arménie, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse avec son homologue kirghize à Ankara.

“Les mauvais jours sont derrières, aujourd’hui est un jour de victoire !”, s’est réjoui le ministère turc de la Défense sur Twitter.

Lundi, l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont signé sous l’égide de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh, qui consacre des victoires militaires azerbaïdjanaises après six semaines de combats meurtriers.

L’accord, entré en vigueur à 21H00 GMT lundi, a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, ainsi que le président russe Vladimir Poutine.

Selon ce dernier, les belligérants gardent “les positions qu’ils occupent”, consacrant des gains de territoires importants de l’Azerbaïdjan.

D’après cet accord, des militaires russes doivent être déployés pour assurer le maintien de la paix.

Si la Turquie n’est mentionnée à aucun moment dans le texte, M. Cavusoglu a indiqué mardi que les négociations se poursuivaient au sujet du contrôle du cessez-le-feu.

“Maintenant, il y a la question de savoir comment cela va être supervisé, contrôlé. Nous continuons d’avoir des discussions à ce sujet”, a affirmé le ministre turc.

Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens, a fait sécession de l’Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990.

Depuis la fin septembre, les affrontements les plus sanglants depuis près de 30 ans opposaient séparatistes arméniens et armée azerbaïdjanaise, des combats qui ont tourné à l’avantage de Bakou.

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Les Etats-Unis ont estimé lundi qu’ils pourraient avoir un vaccin autorisé contre le Covid-19 d’ici quelques semaines, après l’annonce par le groupe pharmaceutique Pfizer que son vaccin réduisait de 90% le risque de tomber malade du virus, mais le reste du monde devra encore attendre des mois.

Selon Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, leur vaccin, pris en deux doses espacées de trois semaines, est “efficace à 90%”, d’après des résultats préliminaires d’un essai à grande échelle encore en cours et qui n’ont pas été détaillés. C’est-à-dire qu’il a réduit de 90% le risque de tomber malade dans le groupe vacciné, par rapport au groupe placebo.

Pour les Américains, qui ont précommandé 100 millions de doses, cela signifie que les premières vaccinations pourraient commencer avant la fin de l’année, à condition que l’innocuité soit confirmée, d’ici la semaine prochaine. Pfizer a alors prévu de déposer une demande d’autorisation à l’Agence américaine des médicaments (FDA), qui devra trancher si le vaccin est sûr et efficace.

La distribution ne serait plus qu’une question de “semaines”, a assuré sur Fox News Alex Azar, secrétaire à la Santé de Donald Trump, président qui a fait du développement des vaccins le socle de sa réponse à la crise sanitaire.

Dans l’Union européenne, qui a préacheté 200 millions de doses et négocie pour 100 millions d’autres, le vaccin pourrait être disponible “début 2021”, selon une source européenne.

D’autres pays –Japon, Canada, Royaume-Uni…– ont également passé commande auprès de Pfizer, et la demande initiale est assurée de dépasser l’offre, Pfizer prévoyant de pouvoir fabriquer 50 millions de doses en 2020 et 1,3 milliard l’an prochain.

Les ONG s’inquiètent depuis des mois de la monopolisation des doses par les pays riches, ainsi que du prix auquel Pfizer vendra le vaccin. “Le vaccin sera efficace à 0% pour les personnes qui n’ont pas les moyens d’y accéder ou de se le permettre”, a réagi Robin Guittard, porte-parole d’Oxfam France.

On ignore encore si le vaccin confère une immunité longue. Mais l’annonce a immédiatement provoqué une vague d’espoir et un bond des Bourses mondiales, dix mois seulement après le séquençage du coronavirus, une prouesse scientifique.

Surtout qu’un autre vaccin expérimental, développé par la société américaine Moderna et dont on attend les résultats dans les prochaines semaines, utilise la même technologie nouvelle, à base d’ARN messager.

Et le monde attend aussi les résultats d’un autre vaccin très avancé, développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a jugé l’annonce “encourageante”.

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mardi, 10 novembre 2020 14:33

USA: Le chef du Pentagone limogé

Le ministre américain de la Défense Mark Esper a été limogé, lundi, par le président sortant Donald Trump, sans cérémonie après 16 mois à la tête du Pentagone.

“Mark Esper est limogé. Je le remercie pour son travail”, a tweeté le président américain, deux jours après l’annonce par les médias de sa défaite face à Joe Biden à la présidentielle américaine.

Ancien camarade de classe à l’académie militaire de West Point du très influent chef de la diplomatie Mike Pompeo, Mark Esper, 56 ans, n’était pas le premier choix du président américain après la démission fracassante de Jim Mattis fin 2018.

C’est vers un ancien de Boeing, Patrick Shanahan, que le président se tourne pour diriger la première armée du monde. Mais un scandale familial le fait renoncer au poste et le président Trump choisit alors le secrétaire à l’armée de terre pour lui succéder en juillet 2019.

Quand le président américain sape l’autorité de la justice militaire en novembre 2019 en exigeant d’exonérer de crimes de guerre un soldat, Edward Gallagher, dont le cas était défendu par la chaîne conservatrice Fox New, le ministre de la Défense s’incline.

Quand M. Trump ponctionne le budget militaire pour le mur qu’il fait ériger à la frontière avec le Mexique, M. Esper annule début 2020 l’achat de plusieurs avions furtifs F-35 et de drones pour débloquer 3,8 milliards de dollars.

Alors que Jim Mattis avait démissionné pour protester contre le retrait de Syrie, Mark Esper obtempère lorsque Donald Trump rappelle en octobre 2019 les forces américaines déployées dans le nord-est syrien.

Pourtant, ce retrait ouvre la voie à une offensive militaire turque visant les forces kurdes, alliées de la Coalition internationale dans la lutte contre le groupe terroriste dit Etat islamique. M. Trump finira par ordonner aux forces américaines de rester .

Ce sont les manifestations monstres du printemps, après la mort fin mai d’un Afro-Américain, George Floyd, tué par policier blanc lors de son arrestation, qui vont précipiter la perte de Mark Esper.

Au sein de l’armée américaine,  l’incident provoque le malaise. Plusieurs officiers noirs de haut rang expriment publiquement leur soutien aux manifestants. En août, le président américain commence à évoquer publiquement son possible limogeage.

Mark Esper est le dernier haut responsable de l’administration américaine a être renvoyé par Donald Trump, notamment dans les rangs de l’équipe en charge de la sécurité nationale du pays

fm

 
 

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mardi, 10 novembre 2020 14:31

Palestine: Décès de SAËB EREKAT

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat, qui était contaminé par le coronavirus, est décédé mardi, a indiqué la présidence palestinienne, citée par l’agence Wafa.

Âgé de 65 ans, Saëb Erakat avait été hospitalisé le 18 octobre dernier, suite à la complication de son état de santé.

L’OLP avait annoncé le 9 octobre que ce dirigeant palestinien avait été contaminé par le nouveau coronavirus.

Atteint de fibrose pulmonaire, Saëb Erakat avait subi en 2017 une greffe de poumon dans un hôpital américain.

Le défunt était le chef des négociateurs palestiniens en 1994 et le représentant de Jéricho au parlement palestinien en 1996.

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Alors que plus de 50 millions de cas de nouveau coronavirus ont été détectés dans le monde, le président élu des Etats-Unis Joe Biden met en place dès lundi une cellule de crise pour tenter de juguler la pandémie dans son pays, de loin le plus affecté de la planète.

Dans son premier discours après l’annonce de sa victoire à la présidentielle, le démocrate Joe Biden a annoncé samedi soir qu’une cellule de crise, composée de scientifiques et d’experts, sera chargée dès lundi de bâtir un “plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021”, jour de son investiture.

M. Biden prend ainsi le contrepied de son rival Donald Trump, qui a toujours minimisé la pandémie et qui brave lui-même ostensiblement les mesures préventives préconisées partout dans le monde, comme le port du masque en public et la distanciation physique.

Les Etats-Unis font face à des records de nouvelles contaminations ces derniers jours. Ils ont enregistré en 24 heures près de 111.500 nouveaux cas positifs et 548 nouveaux décès, portant le bilan total à 237.564 morts, selon le dernier bilan de l’Université Johns Hopkins dimanche soir.

Au total 50.010.400 cas de Covid-19, dont 1.251.980 décès, ont été recensés dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi à partir de sources officielles.

Plus de 12,5 millions de cas ont été enregistrés en Europe, où les restrictions face à la deuxième vague provoquent des poussées de colère dans plusieurs pays.

ng

 
 

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A la frontière ivoiro-malienne, les travaux du corridor routier entre la Côte d’Ivoire et le Mali arrivent quasiment à leur terme. Mais avant même son achèvement, l’infrastructure soulage déjà transporteurs et populations riveraines dans les deux pays.

Le corridor Bamako‑San Pedro, dont les travaux ont été lancés en 2015 pour un achèvement prévu en juin 2021, a été financé à hauteur de 233 millions de dollars américains par la Banque africaine de développement, dont 198 millions de dollars issus de son guichet de prêt à taux concessionnel, le Fonds africain de développement. L’ouvrage fait partie de la mise en œuvre du Programme  d’aménagement de routes et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro.

Les travaux du trajet Zantiébougou‑frontière ivoirienne (140 km) du côté du Mali sont achevés et livrés provisoirement. Du côté de la Côte d’Ivoire, les travaux de la section Kani-Fadjadougou (lot1) sont finalisés et ceux du lot 2 (section Fadiadougou-Boundiali) sont réalisés à 86%. Les deux lots représentent une distance 135 km.

Selon un rapport sur l’état d’exécution et des résultats (EER) publié le 27 octobre dernier par la Banque, l’impact du projet se fait déjà sentir sur les populations bénéficiaires au regard du volume de trafic sur les voies terminées ou en cours.

Les temps de parcours, qui étaient de six heures en 2014 sur chacune des sections allant de Zantiébougou à la frontière de la Côte d’Ivoire et de Boundiali à Kani, étaient ramenés désormais entre 1 heure 40 mn et 2 heures au mois de mai dernier. Cela représente un gain total de 3,6 millions de dollars par an pour les transporteurs.

Selon le rapport, le temps de traitement du trafic par conteneurs au port de San-Pedro, en Côte d’Ivoire, passera à trois jours contre dix jours en 2014, dès lors que l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers, la mise en place d’un guichet unique portuaire au port de San-Pedro et un système de suivi électronique des marchandises et véhicules le long de ce couloir auront été matérialisés. Par ailleurs, le temps de passage d’un camion de marchandises à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Mali devrait passer d’un jour entier à environ trois heures seulement, après la construction du poste de contrôle unique frontalier.

Quant au coût d’exploitation des véhicules à trois essieux, il a été réduit de moitié, passant de 1,8 dollar par kilomètre en 2014 à presque 90 centimes. L’indice d’accès rural dans la zone d’intervention du projet est proche de 60% en 2020, qui concerne, pour moitié, les femmes, contre 25% en 2015. Cet indice mesure la proportion de la population rurale à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison.

D’ici à l’achèvement du projet, quatre centres et six plateformes multifonctionnels dédiés aux femmes seront construits. En outre cinq écoles, cinq centres de santé et deux gares routières seront rénovés ainsi que cinq marchés locaux et un marché à bétail frontalier devront être réalisés.

Le projet prévoit également la construction de vingt forages (dix par pays), gérés à 100% par les femmes. Dix systèmes d’éclairage solaire seront installés, dix kits d’outils de transformation et moyens intermédiaires de transport de produits agricoles seront fournis aux populations, dont 80% à des femmes. Vingt véhicules tricycles et quatre ambulances pour le transport de malades et de femmes enceintes seront livrés à dix centres de santé. Enfin, environ 200 kilomètres de pistes rurales seront réhabilités dans diverses localités de part et d’autre dans les deux pays.

« A la fin des travaux, le projet permettra notamment une augmentation du volume des échanges commerciaux passant par les frontières terrestres entre la Côte d’Ivoire et le Mali de 59 200 tonnes à 392 400 tonnes, soit un taux de croissance de 34% », conclut le rapport de la Banque africaine de développement.

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La Chine « prend acte » des résultats provisoires de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, donnant le président sortant d’Alassane Ouattara vainqueur avec 94,27%.

« La partie chinoise suit de près l’élection présidentielle ivoirienne. Nous avons pris acte du résultat préliminaire publié par la Commission électorale indépendante ainsi que des déclarations de la CEDEAO et de l’Union Africaine », déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Chine, cité par une note de l’ambassade chinoise en Côte d’Ivoire transmise à l’AIP le vendredi 6 novembre 2020.

La Chine « reste convaincue que le peuple ivoirien a la capacité et la sagesse de défendre la stabilité et le développement du pays », et « entend renforcer notre coopération avec la partie ivoirienne dans divers domaines en vue d’un développement continu des relations bilatérales d’amitié et de coopération », ajoute-t-il.

Les résultats provisoires de cette élection donnent Alassane Ouattara vainqueur au premier tour, suivi du candidat indépendant KKB (1,99%).

Les candidats de l’opposition Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, qui ont boycotté le scrutin sans toutefois retiré formellement leurs candidatures, ont obtenu respectivement 1,66% et 0,99 % des voix.

fm

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Presqu’une ville morte au soir du samedi 31 octobre 2020, la vie économique reprend peu à peu son train train quotidien après trois jours de psychose à Abidjan. Reportage.

Dans la matinée du mercredi 4 novembre 2020, le trafic dans les rues de la commune du Plateau, citée des affaires restées désertes, se densifie vers 10H. Au regard de l’atmosphère un peu tendue à la veille dans certaines communes périphériques comme Yopougon et Cocody, les populations ont du trainer quelque peu les pas, avant de vaquer à leur occupation.

De la rue du commerce en passant pas l’avenue Chardy, jusqu’à à la cité administrative, quelques magasins et bureaux ont ouvert dans une ambiance un peu timide.

A Cocody, le décor reste encore plus sombre dans les environs du lycée technique d’Abidjan. Les rues sont presque désertes dans cette cité de hauts standings. Une commune où les populations ont quelque peu souffert du mot d’ordre de désobéissance civile lancé par l’opposition. Un bus et des véhicules ont été incendiés quelques jours avant le scrutin au quartier de la Riviéra.

Adjamé, la commune cosmopolite, le décor est un peu plus reluisant. Même si la psychose du KO a gagné un peu du terrain. Peu fréquenté pas comme d’habitude,  les magasins et petits commerces ont  ouvert. Les marchands  à l’instar de Demonpohé Paulin vendeur de chaussures déambulent et défient la rumeur.

« Les rumeurs ont crée la peur mais finalement on se rend compte qu’il n’en est rien. Nous vaquons tranquillement à nos occupations. Adjamé c’est la sympathie, il n’y a rien ici, on est à l’aise », s’exclame-t-il.

Vendeur de matelas, Koné Ousmane a le sourire après avoir livré sa marchandise. « Ça va un peu, j’ai repris depuis lundi. C’est vrai que les activités ont ralenti mais on arrive à vendre », se félicite-t-il.

Yopougon Siporex, il est 12H. Sous un soleil de plomb, le « djassa », marché de vente de portable et accessoires grouillent de monde. Les vendeurs de fournitures à proximité aussi sont bien présents.

« J’au eu du mal à sortir à cause de la peur. Depuis ce matin, je suis là et j’arrive à vendre », témoigne Dosso Massandjé qui appellent les hommes politiques au dialogue et à la paix.

Du rond point de Siporex en allant vers le terrain Ficgayo, les grilles des petits commerces et grands magasins sont ouvertes. « Comos », le plus grand supermarché de la commune reçoit de la clientèle.

Par contre, aux alentours du quartier Kouté, théâtre d’affrontements, samedi 31 octobre 2020 qui a coûté la vie à une personne et occasionnés des blessés, la vie peine à reprendre son cours normal. Le marché de friperie qui ouvre habituellement, les mardis est resté fermé. Les barricades dressées pour faire face à toutes velléités d’attaques sont encore présentes.

A Treichville, la commune N’zassa, le mot d’ordre de désobéissance civile est resté lettre morte, selon M’baye Akousseni, vendeur de téléphone portable non loin de la gare de Bassam. « Treichville n’est pas rentré dans la danse de la désobéissance civile », signale-t-il estimant que la vie politique ne doit pas freiner les activités économiques.

(AIP)

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