Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Une délégation de l’Alliance des Patronats francophones conduite par son président, Geoffroy Roux de Bezieux, par ailleurs, président du MEDEF (Patronat français), a rencontré le Premier ministre, Patrick Achi, le mercredi 26 octobre 2022, à la Primature à Abidjan - Plateau. 

Selon Geoffroy Roux de Bezieux, la présence à Abidjan de l’Alliance des Patronats francophones est une réponse à l'invitation faite par le Premier ministre Patrick Achi, à l'occasion de sa création, il y a un peu plus d'un an à Paris. 

Aussi, a-t-il rappelé que la rencontre d'Abidjan, qui s'inscrit dans le cadre des Journées de l'entrepreneur francophone, intervient dans un contexte de crise mondiale caractérisée par une crise énergétique et par la hausse du coût des matières premières. Il s'agit principalement, à travers cette alliance, et notamment la rencontre d'Abidjan, de faciliter les liens d'affaire entre les pays francophones.

Au cours des travaux d'Abidjan, 7 groupes de travail rendront les conclusions portant sur divers sujets dont : le numérique, la transition politique, le financement et la libre circulation avec le sujet des visas sur lequel la France doit un effort, a indiqué le président de l'Alliance.

Le président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire CGECI, Jean Marie Ackah a expliqué que la rencontre d'Abidjan se tient en marge de l'édition 2022 de la CGECI Academy.

''C'est un grand honneur pour le patronat ivoirien et pour notre pays de recevoir ces 25 présidents de patronat qui ont souhaité, à l'entame de leur séjour en Côte d'Ivoire, pouvoir rencontrer le Premier Ministre afin de recevoir de lui les premières orientations, les premiers indicateurs sur notre pays et sur l'état des relations dans le monde francophone'', a indiqué le président de la CGECI.

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Lors de la cérémonie marquant la célébration du 99è anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’État turc vendredi 28 octobre 2022 à sa résidence sise à Abidjan Cocody, l’ambassadeur de la République de Turkiye, Mme Yonca Özçeri s’est félicitée de la bonne  relation entre son pays et la Côte d’Ivoire. Non sans oublier de saluer  la vision stratégique de la Côte d’Ivoire sous le leadership du Président Ouattara et de son équipe.

Dans son discours, la diplomate a fait savoir que la Turkiye est le 6ème acheteur des produits ivoiriens et la Côte d’Ivoire continue d’être le premier partenaire commercial de son pays parmi les pays francophones de l’Afrique subsaharienne. Ces échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 500 milliards de Francs CFA, l’an dernier.

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Par ailleurs, elle a indiqué que les entreprises turques contribuent au développement de la Côte d’Ivoire avec un investissement d’une valeur totale de plus de 26 milliards FCFA.

A cette excellente coopération, il faut noter l’existence d’une école internationale construite par la Turkiye qui  a ouvert ses portes en octobre 2021 où une formation laïque et de qualité à tous les niveaux est dispensée.

Des cours de langue turque ont débuté depuis un an à Abidjan grâce à la coopération entre l’université Félix Houphouët-Boigny et une Fondation, a-t-elle fait savoir.

A noter que depuis 20 ans, la Turkiye a mis en œuvre une politique tournée vers l’Afrique subsaharienne et possède 44 ambassades sur le continent.

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Comme chaque année, le mois d’octobre est consacré à la lutte contre le cancer du sein. La prévalence du cancer du sein était au cœur de la table ronde virtuelle ce vendredi 28 octobre 2022 organisée par Pfizer pour marquer son adhésion à la sensibilisation contre ce cancer.

Selon le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé, Observatoire mondial du cancer (GLOBACAN) en 2022 a signalé 1 817 et 4 170 nouveaux cas de cancer du sein pour le Sénégal et le Cameroun respectivement.

Cette table ronde animée par les professionnels de la santé était une occasion pour eux de demander l’implication de la population  à la lutte contre le cancer du sein dans notre société.

Pour Pfizer, le mois de la sensibilisation au cancer du sein est plus qu'un mois par an. C'est l'occasion de réaffirmer son engagement à améliorer la vie des personnes atteintes du cancer du sein, du traitement à la suppression des obstacles à l'équité des soins, et au-delà. Les soins contre le cancer sont motivés par l'espoir d'aller de l'avant, grâce à tout et à tous ceux qui vous entourent.

Pfizer soutient les patientes et la communauté du cancer du sein depuis plus de 20 ans et leurs  objectifs sont clairs : offrir plus d'options de traitement et plus de percées, pour tout le monde.

Dans son intervention, Dr Kodjo Soroh, directeur médical de Pfizer pour l'Afrique de l'Est et l'Ouest, a estimé que l'oncologie reste un domaine thérapeutique clé pour Pfizer.

«  Nous travaillons à la réalisation de percées médicales ayant le potentiel de changer la vie des patients dans toute la région de manière significative.  Nous sommes fiers de ces réalisations », a-til fait savoir. Non sans oublier de remercier les médias, les professionnels de santé et toutes les personnes présentes pour cet événement.

Participant à cette table ronde, Dr Maimouna Mané, oncologue radiothérapeute et chef du service d’oncologie au Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim à Touba, a insisté sur l’importance de la de la recherche clinique.

 « On ne saurait trop insister sur l'importance de la recherche clinique dans la prise en charge du cancer du sein. Les collaborations sont essentielles car elles nous permettent de partager nos meilleures idées et découvertes qui peuvent aider les patients à gagner la bataille contre le cancer. Le cancer du sein lui-même est l'une des pathologies les plus mortelles, avec une prévalence élevée dans la région », a-telle déclaré.

Selon Madame Mané, l’espoir est permis : « Sur une note positive, nous disposons désormais de mises à jour fondées sur des preuves et de données réelles. Montrant l’efficacité des prescriptions dans la prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique HR positif /HER2 négatif », a-t-elle expliqué.

Dr SANGO Anne Juliette Flora, oncologue radiothérapeute et responsable d’une unité d’oncologie au Cameroun, a salué l'impact transformateur de la science est évident et palpable au sein de la communauté du cancer du sein.

 "L'impact transformateur de la science est évident et palpable au sein de la communauté du cancer du sein. Bien que nous ayons apporté des changements significatifs pour les personnes vivant avec cette maladie, notre travail est loin d'être terminé. Il est crucial que les patients chez qui on a diagnostiqué un cancer du sein, voire un cancer du sein métastatique, disposent des informations et des attentes appropriées », a-t-elle expliqué.  Et de définir clairement la responsabilité des professionnels de la santé dans cette lutte.

« Il est de notre devoir d'encourager les patientes à avoir des conversations ouvertes avec leurs équipes soignantes pour comprendre comment elles peuvent être soutenues et comment elles peuvent participer à leurs propres soins - jouer un rôle actif dans leur traitement peut les aider à se sentir habilitées à prendre les meilleures décisions pour elles-mêmes », a-t-elle insisté.

A noter que Lors de cette table ronde, le public a été invité à prendre au sérieux le dépistage précoce et à encourager l'auto-examen régulier des amis et familles ainsi que les consultations avec leurs médecins.

Mohamed Compaoré

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Dans le cadre du suivi des travaux de construction de l’échangeur de l’Amitié ivoiro-japonaise, le ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier, Amédé Koffi Kouakou, a effectué une visite de chantier, le jeudi 27 octobre 2022, pour s'enquérir de l'évolution des travaux de la seconde phase dont le taux actuel de réalisation effective est évalué à 17%.

                             

Cette seconde phase qui constitue la troisième branche de l’échangeur et dont la construction est prévue pour une durée d'une trentaine de mois, va permettre aux usagers en provenance de l'Aéroport International Félix Houphouët-Boigny pour aller à Treichville de passer sur le point le plus haut de l'échangeur, soit 18 m par rapport au sol, selon le ministre.

« L’échangeur de l’Amitié ivoiro-japonaise est un don du gouvernement japonais. La première phase des travaux, avec deux branches, est achevée. Elle a coûté 25 milliards de FCFA. Elle a été entièrement et gratuitement financée par le gouvernement du Japon. Cette seconde phase qui fait aussi 25 milliards de FCFA, est un don du gouvernement japonais », a indiqué Amédé Koffi Kouakou.

Pour le ministre, ce retard par rapport au délai contractuel consommé à près de 55% du temps, est dû à la pandémie à Covid-19 qui n'a pas permis à l'entreprise japonaise chargée des travaux de mobiliser tout le personnel et le matériel.

« Tout cela est derrière nous. L'entreprise et la mission de contrôle ont pris les engagements pour pouvoir terminer le travail dans les délais. Nous avons demandé à l'entreprise de tout faire, d'accélérer la cadence, pour que cet ouvrage soit terminé », a-t-il assuré.

Malgré la première phase déjà opérationnelle, le problème d'engorgement demeure à ce carrefour Solibra, a déploré le ministre.

« Nous pensons que ce problème va être résolu avec la fin de la seconde phase des travaux. Après le carrefour Solibra, il y aura le grand carrefour de Koumassi et le carrefour Orca qui seront traités ultérieurement, étant entendu qu'avec le projet du MCC au grand carrefour de Koumassi, nous allons avoir un ''Flyover'' (viaduc), c'est-à-dire que les flux ne vont plus se rencontrer à ce carrefour. Il va rester quelques carrefours à traiter sur le Boulevard VGE pour permettre que la circulation soit plus fluide. Le problème de congestion d'Abidjan est en train d'être résolu », a-t-il annoncé.

Il a prévu de faire des visites régulières pour s’assurer qu'au terme du délai contractuel ce travail soit achevé.

Gouv.ci

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Plus d’un quart des stations-service seraient à court de carburants dans 25 départements français, mercredi 26 octobre 2022, en dépit d’une amélioration générale de la situation, la région parisienne étant particulièrement touchée.

Alors que le mouvement de grève des salariés de raffineries ne touche plus que deux sites de TotalEnergies, en Normandie et dans le Rhône, près de 14,5% des stations-service au niveau de l’Hexagone faisaient encore face à des difficultés d’approvisionnement en carburants (essence ou gazole) contre 21% lundi, selon des données officielles analysées par les médias sur un échantillon de 9.900 stations qui servaient du carburant le 20 septembre dernier, avant le mouvement de grève.

Près de 10% des stations ne vendaient aucun type de carburant, mercredi, soit une baisse de 3 points depuis le début de semaine, d’après les données disponibles mercredi matin sur le site prix-carburants.gouv.fr.

La situation reste plus tendue en région parisienne, avec 62% des stations affectées par le manque d’au moins un type de carburant dans les Hauts-de-Seine, 50% à Paris, 46% dans le Val-de-Marne et 42% en Seine-Saint-Denis.

C’est dans l’Yonne que le taux de rupture totale est le plus élevé, avec 34% des stations ne servant aucun carburant.

A la capitale, un tiers des stations est complètement à sec, contre 16% dans les Hauts-de-Seine et un cinquième dans les autres départements de la petite couronne de Paris.

ng

 
 

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Les gardes-côtes italiens ont annoncé mercredi dans un communiqué avoir secouru plus de 1.000 personnes à bord de deux embarcations entre mardi soir et mercredi matin en Méditerranée, tandis que deux cadavres ont été retrouvés.

Ces opérations de secours concernaient deux navires en difficulté qui avaient été signalés mardi par l’ONG Alarm Phone. Selon l’ONG, les deux bateaux sont partis ensemble des côtes libyennes.

D’après les gardes-côtes italiens, la première embarcation en difficulté a été secourue par leur navire Diciotti qui a récupéré 416 personnes tandis qu’un patrouilleur espagnol de la mission Frontex en a récupéré 78 autres.

La deuxième embarcation a également fait l’objet d’un sauvetage pendant la nuit et quatre unités des gardes-côtes italiens ont secouru un total de 663 personnes et retrouvé deux corps sans vie.

La première ministre, Giorgia Meloni, a déclaré que son gouvernement, souhaite “arrêter les départs illégaux et mettre un terme à la traite d’êtres humains”, dans son premier discours de politique générale mardi.

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Le constructeur automobile russe “Motorinvest” a annoncé, mercredi, le début de la commercialisation de ses berlines électriques “Evolute i-Pro”.

“Motorinvest annonce le lancement des ventes de voitures électriques russes de la marque Evolute. Il s’agit de la première voiture électrique produite en Russie pour les consommateurs russes”, a indiqué l’entreprise dans un communiqué, relayé par les médias locaux.

Fin septembre, l’usine de Motorinvest dans la région de Lipetsk (à 500 km au sud de Moscou) a lancé la production en série des voitures électriques. Le premier modèle à sortir des chaînes est la berline Evolute i-Pro.

Le véhicule est équipé d’un moteur électrique d’une puissance de 150 chevaux et d’une batterie de 53 kW dotée d’une autonomie de 420 km.

Selon l’agence de presse TASS, les acheteurs de la berline bénéficieront d’une subvention pour l’achat d’une voiture électrique fixée à 925.000 roubles (15.095 dollars), précise la même source.

Les voitures électriques de la gamme Evolute seront disponibles dans les principales villes de Russie, dont Moscou, Saint-Pétersbourg, Nijni Novgorod, Kazan, Voronej, Lipetsk, Krasnodar, Rostov-sur-le-Don et Sotchi.

Un crossover i-Joy et un monospace i-Van devraient arriver sur le marché russe d’ici la fin de l’année. Au total, l’entreprise compte produire 2.000 voitures électriques d’ici la fin de l’année.

HN

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Le ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale et le Centre pour le Dialogue humanitaire (HD) ont signé ce mercredi 26 octobre 2022 au Plateau, une convention de partenariat pour une gestion efficace des risques de conflits communautaires notamment dans les zones frontalières.

Selon les termes de l’accord, le HD Centre apportera son expérience en matière de Conseils stratégiques au ministère, de médiation des conflits locaux en appui aux mécanismes endogène et de facilitation des thématiques sur les vecteurs de conflictualité et leur prévention. Cet appui de Centre HD prend donc en compte un pan important de la stratégie nationale en cours d’élaboration.

 « Il s’agira, dans le cadre de ce partenariat, d’œuvrer à la prévention et au règlement des conflits locaux dans les zones frontières de la Côte d’Ivoire, vulnérables aux conflits qui se déroulent actuellement dans la région du Sahel », a déclaré le Directeur  Afrique francophone du Centre pour le Dialogue humanitaire, Alexandre Liebeskind.

Poursuivant, il  a ajouté que : «  le ministère et le Gouvernement de la Côte d’Ivoire ont pris conscience du fait que la négligence des tensions, en particulier autour des ressources naturelles, peut mener à une instrumentalisation par des acteurs politiques et armés. Et qu’il est donc urgent et nécessaire de les régler par le dialogue et la réconciliation, de concert avec l’ancien des ministères concernés », a-t-il préconisé.

Prenant la parole, le  ministre de la Réconciliation nationale s‘est dit heureux  de voir une telle organisation venir appuyer les efforts du Gouvernement ivoirien, en matière de Réconciliation nationale. « Nous avons une expertise, qui est celle de la gestion des conflits locaux du Sahel, au Mali, Niger et au Burkina Faso, ainsi que dans le Golfe de Guinée, en particulier au Togo. Nous mettons cette expérience au profit des autorités de la Côte d’Ivoire. C’est un partenariat qui est important pour le HD. Je me réjouis de la considération et du professionnalisme du ministère », s’est- il exprimé.

Il s’est félicité de cet autre partenariat qui vient renforcer les outils qui permettent une mise en œuvre davantage efficace de la politique nationale de cohésion sociale entre nationaux et non-nationaux dont la Côte d’Ivoire a fait un élément essentiel de son identité.

Quatre  Régions ont été choisies pour accueillir la phase pilote de ce projet notamment, la Bagoué, du Tchologo, Boukani et Guémon

A noter que Les premiers résultats de cette collaboration sont attendus pour le premier trimestre de l’année 2023.

mc

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A l’occasion de la 3ème édition du Sommet Finance en Commun (FICS), Rémy Rioux, Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD), Proparco et Ecobank Côte d’Ivoire ont procédé à la signature de 2 garanties de portefeuille ARIZ et EURIZ, d’un montant total de 5,5 milliards de FCFA (équivalent 8,4 M€).

Ces garanties permettront à Ecobank Côte d’Ivoire d’accélérer son activité de financement des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) dans le pays, notamment celles détenues ou dirigées par des femmes dans le cadre de son initiative en faveur de l’entrepreneuriat féminin, « Ellever ».

Ce nouveau partenariat intervient à l’issue du Sommet Finance en Commun (FICS) qui a réuni l’ensemble des banques publiques de développement, du 18 au 20 octobre à Abidjan. Proparco réaffirme ainsi son engagement envers l’entrepreneuriat africain, qui joue un rôle clé dans la création d’emplois et l’accès aux biens et services essentiels sur le continent.

Ecobank Côte d’Ivoire est une institution bancaire majeure dans le pays et experte dans le financement des PME. Le Groupe AFD et Ecobank Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années un partenariat important pour le développement du secteur privé ivoirien.

La garantie de portefeuille ARIZ avec une couverture à hauteur de 50%, constitue l’un des outils emblématiques du Groupe AFD, particulièrement efficace pour encourager l’investissement et la création d’emplois au sein de PME opérant dans de nombreux secteurs d’activité (agriculture, santé, industrie, microfinance, transport…).

La garantie EURIZ, qui bénéficie du soutien de l’Union européenne et du groupe d'États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), permettra à Ecobank Côte d’Ivoire de soutenir les investissements de TPME à fort impact développemental en partageant 70% du risque de crédit. Elle vise spécifiquement les secteurs sociaux, l’agriculture, les investissements à co-bénéfice climat et les entreprises détenues ou dirigées par des femmes, axe fort de la stratégie d’Ecobank notamment à travers son initiative « Ellever ». C’est en ce sens que Séfora Kodjo, fondatrice de la Fondation SEPHIS qui œuvre pour le leadership féminin, a participé à la cérémonie, en présence de deux entrepreneures qui bénéficient d’un accompagnement de la Fondation SEPHIS.

Ces offres de prêts garantis par Proparco s’inscrivent dans le cadre de l’initiative française Choose Africa, mise en œuvre par le Groupe AFD, et qui a pour objectif d’engager 3,5 milliards d’euros au bénéfice des start-up, TPE et PME africaines sur la période 2018-2022.

« L’AFD, à travers sa filiale dédiée au secteur privé Proparco, a toujours travaillé en étroite collaboration avec les institutions bancaires et notamment Ecobank Côte d’Ivoire afin de soutenir le financement des PME sur le continent. La mise en œuvre de l’initiative Choose Africa vient renforcer notre engagement à répondre de manière plus concrète aux besoins des PME et notamment celles opérant dans des secteurs à fort impact » a déclaré le Directeur Général de l’Agence Française de Développement, Rémy Rioux.

Pour Paul-Harry Aithnard, Directeur de Ecobank Côte d’Ivoire, Directeur exécutif pour la région UEMOA, « Ecobank Côte d’Ivoire est très fière de ce nouveau partenariat avec Proparco qui consacre une relation de confiance entre les deux institutions. Ce partenariat va permettre d’apporter des financements additionnels aux PME, un maillon essentiel pour le développement de nos économies, la création de richesses et d’emplois. Les PME sont, en effet, l’une des priorités stratégiques de Groupe Ecobank. Il est important que des acteurs internationaux comme Proparco apportent leur contribution pour consolider cette marche vers des économies plus inclusives. »

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Par Amadou Koné, Ministre des Transports de la République de Côte d’Ivoire*

Sur un continent en pleine urbanisation, la Côte d’Ivoire est indubitablement l’une des nations où l’essor des villes – historique et à venir – est le plus spectaculaire. Le pays affiche l’un des taux d’urbanisation les plus élevés en Afrique sub-saharienne, avec à ce jour un Ivoirien sur deux vivant en milieu urbain, contre un sur cinq en 1960. Cette poussée urbaine concerne en tout premier lieu Abidjan, qui compte aujourd’hui plus de 5 millions d’habitants, contre 1,4 million en 1980.

Moins visible, la contribution des villes secondaires à l’urbanisation du pays est pourtant massive : la population de ces villes a été multipliée par 5 au cours des 40 dernières années, représentant plus de 8 millions d’habitants à ce jour. D’après les Nations-Unies, cette croissance urbaine exceptionnelle va être maintenue à horizon 2050 : la Côte d’Ivoire devrait alors compter 35 millions d’urbains – les deux tiers de sa population à cette date – soit 700 000 citadins supplémentaires par an en moyenne au cours des 3 prochaines décennies.

Cette expansion urbaine colossale soulève un double défi pour les systèmes de mobilité dans les agglomérations ivoiriennes. Un défi économique et social, tout d’abord, consistant à désenclaver les quartiers et à offrir des opportunités économiques au plus grand nombre. Ce défi peut relever du tour de force pour des villes telles qu’Abidjan, qui s’étend sur plus de 2 000 kilomètres carrés et devrait voir sa population dépasser 8 millions d’habitants d’ici 2035. Un défi climatique, ensuite, qui implique de penser dans la durée la mobilité urbaine, notamment en promouvant le transport de masse et en limitant les émissions de CO2 et de particules fines.

Cet enjeu est clé pour des villes qui, à l’instar d’Abidjan, concentrent près de 14 millions de trajets journaliers. Pour répondre à ces défis, nous avons initié des politiques ambitieuses, notamment dans le cadre des Plans Nationaux de Développement 2016-2020 et 2021-2025, mis en place pour soutenir le développement économique et social du pays, en mettant l’accent sur les infrastructures.

La Côte d’Ivoire s’est ainsi dotée d’un programme d’envergure en matière d’urbanisme et de mobilité, avec des réalisations d’ampleur à la fois dans les villes secondaires (travaux d’asphaltage et d’éclairage à grande échelle) et à Abidjan : aménagement de la lagune de Cocody ou encore densification du réseau de bus, avec un projet de voie à haut niveau de service en cours de développement.

Ces infrastructures ont permis de changer la vie de nombreux Ivoiriens : à titre d’exemple, le transport fluvial sur la lagune permet de traverser Abidjan en dix minutes pour un prix de 300 FCFA, contre une heure en transport routier, pour un prix deux fois plus élevé. A l’avenir, de nouvelles initiatives prometteuses vont continuer à améliorer la mobilité dans Abidjan et son agglomération : projet de métro aérien connectant Anyama à Port Bouët, ligne téléphérique reliant Yopougon au Plateau, ou encore développement (à plus longterme) des infrastructures requises par les véhicules électriques.

De l’expérience des villes ivoiriennes, il est possible de tirer trois enseignements clés pour la mobilité urbaine à travers le continent. D’une part, une vision (notamment étatique) est essentielle afin d’obtenir des infrastructures résilientes, efficaces sur le long terme, à travers une planification rigoureuse et un recours à des schémas de mobilité innovants. D’autre part, le pragmatisme doit être de rigueur, que ce soit sur le dimensionnement des projets, l’adaptation à l’existant ou encore la mobilisation du secteur privé à travers des partenariats bien pensés et équilibrés.

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Cet édito est issu du rapport AFRICA CEO FORUM et OKAN PARTNERS sur les mobilités urbaines en Afrique. A retrouver ici.

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